L'Esports World Cup (EWC) a entamé sa sixième et avant-dernière semaine de compétition à Paris. Les spectateurs peuvent assister à des tournois sur des jeux emblématiques comme Rocket League, Rainbow Six Siege ou PUBG Mobile. Mais une quatrième discipline complète cette semaine : les échecs, qui ont droit à leur tournoi depuis ce mardi et jusqu'au 15 août.
Une intégration rendue possible par Chess.com
Comment un jeu de plateau peut-il intégrer une compétition de jeux vidéo ? La réponse est simple : les échecs ont aussi leur place sur les écrans. Cela est rendu possible grâce à Chess.com, le jeu en ligne numéro 1 dans le monde dédié à cette discipline. L'Esports Foundation, organisation derrière l'Esports World Cup, a collaboré avec le site pour adapter les échecs aux compétitions Esport. L'EWC, lancé en 2024, a intégré le jeu de stratégie en 2025. Cette édition est donc la deuxième pour les échecs.
Les échecs répondent aux critères de l'Esport
À l'image de cette Esports World Cup et son cashprize historique de 75 millions de dollars, l'Esport commence à prendre de l'ampleur. Il semble donc logique que de nombreuses disciplines s'intègrent à cette évolution. Les échecs conviennent parfaitement aux standards de l'Esport traditionnel : des confrontations intenses, des stratégies à foison et une pression constante lors de chaque partie.
Être le plus fort des maîtres exige également des entraînements intenses, mais aussi une préparation mentale pour évoluer au plus haut niveau. Les échecs attirent également un grand public, notamment en France. La Fédération française des échecs (FFE) compte 92 591 licenciés selon le dernier bilan arrêté au 10 août 2026. Chess.com attire également deux millions de joueurs mensuels dans le pays. Tous ces éléments font des échecs un Esport légitime à l'EWC.
Un format adapté aux codes du jeu vidéo compétitif
Le format de la compétition est aussi parfaitement adapté aux codes du jeu vidéo compétitif. Ici, pas question de passer plusieurs heures devant une partie classique. Les joueurs s'affrontent dans des cadences rapides, où chaque seconde compte et où la pression du chronomètre peut faire basculer une rencontre. Le tournoi 2026 a également été élargi à 22 participants, avec une phase de Play-In, une phase de groupes et des matchs à élimination directe.
Les clubs Esport investissent sur les échecs
Les clubs Esport ont bien compris le potentiel des échecs et ont commencé eux aussi à investir dans cette discipline. L'Esports Foundation n'a pas plaisanté sur les récompenses : l'organisation offre un cashprize total de 1,5 million de dollars, dont 250 000 pour le vainqueur. À l'Esports World Cup, plusieurs structures ont donc décidé de recruter des joueurs d'échecs professionnels pour renforcer leur présence sur le tournoi. Team Liquid (Pays-Bas) compte sur Magnus Carlsen, légende absolue aux échecs avec plus de vingt titres mondiaux.
Les Saoudiens de Team Falcons ont eux misé sur le grand maître français Alireza Firouzja, finaliste déchu de l'édition 2025. Le tricolore est d'ailleurs le dernier représentant du pays encore en lice dans le tournoi. Pour cette structure, double championne de l'EWC, c'est aussi un moyen de gagner davantage de points sur le classement final et espérer une troisième victoire consécutive. Lors de l'édition précédente, la victoire de Magnus Carlsen a permis à Team Liquid de prendre provisoirement la tête du classement.
Pour les joueurs, rejoindre une structure Esport représente également une opportunité importante. Ils peuvent bénéficier d'un accompagnement professionnel, d'une visibilité accrue et de moyens supplémentaires pour préparer leurs compétitions. L'arrivée de ces clubs contribue surtout à rapprocher deux univers qui ont longtemps évolué séparément.



