Trente-huit hectares de landes ont été ravagés par un incendie au Cap Fréhel (Côtes-d’Armor), l’un des plus beaux sites naturels de Bretagne. Le feu, qui s’est déclaré le 12 juillet, a nécessité l’évacuation de près de 450 riverains et campeurs. Aucun blessé n’est à déplorer, mais une exploitation agricole et un véhicule des sapeurs-pompiers ont été détruits.
Interpellation de l’incendiaire présumé
Un peu moins de deux semaines après l’incendie, un homme de 57 ans a été interpellé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Saint-Malo. Les investigations ont rapidement établi « l’origine humaine et volontaire du départ de feu, au niveau de deux foyers distincts avec l’aide d’un produit inflammable », selon le parquet.
En garde à vue, l’incendiaire présumé n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Déféré jeudi, il a été placé en détention provisoire en attendant sa comparution le 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo.
Multiples chefs d’accusation
L’homme devra répondre de multiples chefs, notamment destruction de biens et destruction illicite d’animaux sauvages et de leur habitat. Une expertise psychiatrique a par ailleurs été requise par le parquet de Saint-Malo. L’incendie a causé des dégâts considérables sur ce site classé, qui abrite une faune et une flore remarquables.
Impact environnemental et mesures
Les 38 hectares de landes détruits représentent une perte significative pour la biodiversité locale. Les autorités locales travaillent à la restauration du site. L’évacuation massive a permis d’éviter des pertes humaines, mais les dégâts matériels et écologiques sont lourds. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cet incendie volontaire.



