En mai, fais ce qu'il te plaît… mais en mai, tu risques aussi de transpirer. La vigilance jaune canicule, premier niveau d'alerte, a été étendue à 18 départements jusqu'à mardi, et « ce nombre va très probablement évoluer à la hausse en cours de journée », a détaillé François Gourand, prévisionniste à Météo-France. C'est la première fois que ce dispositif, qui analyse à la fois les conditions météorologiques et le risque sanitaire, est activé si tôt dans l'année, et la première fois en mai. Le dispositif existe depuis 2004.
Vigilance orange pour huit départements
Le niveau de vigilance orange, qui concernera à partir de minuit Finistère, Morbihan, Manche, Ille-et-Vilaine, Maine-et-Loire, Mayenne, Vendée et Loire-Atlantique, correspond à une canicule proprement dite, soit une période de chaleur intense pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs, susceptible de constituer un risque sanitaire pour l'ensemble de la population exposée.
Des maximales « très élevées pour la saison »
Cet « épisode de chaleur précoce et remarquable » va « durer a priori jusqu'au week-end », a expliqué François Gourand. Pour le spécialiste, c'est une conséquence du réchauffement climatique, qui « rend très clairement possibles et même probables » des températures « quasiment impossibles ou improbables » il y a 30 ou 40 ans.
« Les maximales restent très élevées pour la saison, la chaleur s'étend encore plus au nord, avec quasiment partout plus de 30°C, excepté au bord de la Manche et sur les plages de Méditerranée », écrit Météo-France dans son bulletin.
Records de chaleur battus en mai
En France, des records pour un mois de mai ont été battus dimanche dans au moins dix stations, dont Bergerac (33,8°C), Noirmoutier (31,8°C, dépassant un record de mai 1995), et Brest (29,8°C), selon les données provisoires de Météo-France.
Le ministère des Sports a appelé dimanche soir « à la plus grande vigilance dans la pratique sportive ».



