Une réunion publique sous haute tension
La concertation publique sur le projet de transformation du site de traitement des déchets Ametyst, à Montpellier, s’est ouverte lundi 11 mai dans un climat tendu. Réunis salle Fernand-Pelloutier, une centaine de participants ont débattu durant plus de trois heures autour de la future chaufferie CSR, point central des oppositions. Tensions, applaudissements et surtout encore beaucoup de questions pour les riverains.
Un projet qui divise depuis plusieurs années
Ce lundi 11 mai, à la salle Fernand-Pelloutier, se tenait la réunion publique d’ouverture lançant la concertation autour du projet de transformation du site de traitement des déchets Ametyst. Pendant un peu plus de trois heures, un peu moins de 100 personnes ont participé à ce débat clivant depuis plusieurs années. Au cœur du réacteur : les divergences autour de la chaufferie CSR (combustibles solides de récupération).
Très attendu, le nouveau vice-président à la Métropole délégué à la gestion des déchets, Pierre-Marie Carvajal, a inauguré ce temps de parole. "Ce projet n’est pas un projet copier-coller d’ailleurs. Il a permis d’intégrer les recommandations du dialogue citoyen", estimait le maire de Castries, avant de laisser la parole à Bérenger Saltel-Pongy, directeur des relations contractuelles à Urbaser Environnement, et à Mathieu Almeras, directeur du site de Montpellier, pour l’explication du projet durant plus d’une demi-heure.
Des questions sur la nature de l’installation
L’ex-élue Coralie Mantion a ensuite débuté la salve de questions en évoquant un "incinérateur" et une augmentation du coût du traitement des déchets. "Avez-vous prévu une bonne assurance maladie pour toutes les familles qui vont vivre autour de cet incinérateur et qui vont avoir des nuisances ?", enchaînait-elle.
"La centrale CSR n’est pas une usine d’incinération. Dans le projet, il y aura deux types de CSR qui seront produits sur le site. À partir du bâtiment dit TVD (tri pour valorisation des déchets), qui recevra les encombrants et les refus du centre de tri des collectivités. Le deuxième type, c’est le CSR interne, à partir du digestat séché provenant des biodéchets", lui rétorquait Bérenger Saltel-Pongy.
Emplois et intégration urbaine
"Est-ce qu’il va y avoir de l’embauche de personnel ?", posait une riveraine. "Le projet va générer entre 10 et 14 emplois", répondait Mathieu Almeras. Intégration dans le paysage urbain, modalités de la consultation publique, PFAS (perfluorés et polyfluoroalkylés), analyses pour la santé, réglages et composition du CSR… De nombreux thèmes ont été abordés, mais les explications apportées ont souvent frustré les riverains en quête d’éléments concrets. "On nous enfume", disait l’un d’eux.
Permanences et prochaine réunion
Durant la concertation publique, des permanences en mairie sont mises en place : à Saint-Jean-de-Védas (18 mai de 14 h à 17 h), à Montpellier (20 mai de 10 h à 13 h), à Villeneuve-lès-Maguelone (28 mai de 14 h à 17 h) et à Lattes (29 mai de 10 h à 13 h). Enfin, une autre rencontre publique aura lieu le 11 juin, toujours dans la salle Fernand-Pelloutier. Plus d’informations sur le site dédié au projet.



