Le phénomène climatique El Niño, qui se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le Pacifique équatorial, a officiellement commencé, ont annoncé les scientifiques. Ce phénomène, qui se produit tous les deux à sept ans, a des répercussions sur les températures mondiales et les régimes de précipitations.
Un démarrage annoncé
Les observations des satellites et des bouées océaniques confirment que les températures de surface de la mer dans la région centrale du Pacifique équatorial sont supérieures de 0,5 °C à la moyenne, seuil à partir duquel on considère qu'El Niño est en place. Ce phénomène devrait se renforcer au cours des prochains mois.
Conséquences mondiales
El Niño est connu pour provoquer des sécheresses dans certaines régions, comme l'Australie et l'Indonésie, et des précipitations abondantes dans d'autres, comme la côte ouest de l'Amérique du Sud. Il influence également la formation des ouragans dans le Pacifique et l'Atlantique. Selon les climatologues, cet épisode pourrait être particulièrement intense, avec des températures mondiales potentiellement record en 2026.
- Impact sur les températures : El Niño ajoute de la chaleur à l'atmosphère, ce qui pourrait faire de 2026 l'année la plus chaude jamais enregistrée.
- Risques de catastrophes naturelles : Inondations, sécheresses et incendies de forêt pourraient être exacerbés.
- Conséquences économiques : Les secteurs agricoles et de la pêche sont particulièrement vulnérables.
Un phénomène naturel amplifié par le changement climatique
Bien qu'El Niño soit un phénomène naturel, le réchauffement climatique d'origine humaine pourrait en renforcer l'intensité. Les océans absorbent plus de 90 % de l'excès de chaleur dû aux gaz à effet de serre, ce qui fournit plus d'énergie à El Niño. Les scientifiques surveillent de près son évolution pour anticiper ses effets.



