Météo-France a étendu la vigilance orange canicule à 80 départements, la quasi-totalité du pays étant désormais concernée. Des températures maximales pouvant atteindre 39 °C par endroits sont attendues, notamment dans le Sud-Ouest. Le pic de cet épisode est prévu jeudi, avant une dégradation orageuse vendredi.
Une vigilance orange quasi généralisée
Selon Météo-France, 80 départements sont placés en vigilance orange canicule, contre 50 la veille. Seuls quelques départements bretons et le littoral de la Manche échappent à cette alerte. Les températures nocturnes ne descendront pas sous 20 °C dans la plupart des régions, rendant la situation particulièrement éprouvante pour les organismes.
Les maximales attendues mercredi oscillent entre 34 et 38 °C sur une large moitié sud, avec des pointes à 39 °C localement. Le record de chaleur pour un mois d'août pourrait être approché dans certaines villes, selon les premières projections.
Un pic jeudi avant une dégradation orageuse
Le pic de cette canicule est attendu jeudi, avec des températures encore plus élevées sur l'ensemble du territoire. Les modèles météorologiques indiquent une possible barre des 40 °C dans le Sud-Ouest. Les services de l'État appellent à la plus grande vigilance, notamment pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de pathologies chroniques.
Vendredi, une dégradation orageuse devrait mettre fin à cet épisode de chaleur. Des orages parfois violents sont annoncés, avec un risque de grêle et de fortes rafales de vent. Les températures baisseront nettement, revenant sous les normales saisonnières pour la fin de semaine.
Des recommandations sanitaires renforcées
Le ministère de la Santé a rappelé les consignes essentielles : boire régulièrement de l'eau, éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, et maintenir son logement au frais. Les mairies sont invitées à recenser les personnes fragiles et à ouvrir des lieux climatisés. Les piscines et parcs municipaux prolongent leurs horaires d'ouverture dans plusieurs grandes villes.
Les préfectures ont activé les cellules de crise, et les hôpitaux se tiennent prêts à accueillir un afflux de patients. La canicule de 2003 avait causé près de 15 000 décès en France, un souvenir qui incite à la prudence. Les autorités locales rappellent que la solidarité de voisinage est primordiale pour protéger les plus vulnérables.



