Plus de 300 millions d'Européens, soit plus de la moitié des habitants du continent (hors Turquie), devraient connaître des températures maximales supérieures à 30°C ce mercredi 12 août 2026, selon une analyse de l'AFP. Parmi eux, au moins 92 millions de personnes, notamment en France, en Italie et en Espagne, pourraient voir le thermomètre dépasser les 35°C à un moment de la journée.
Une vague de chaleur touchant l'ouest et le sud de l'Europe
Les plus fortes chaleurs sont prévues en Europe de l'Ouest et du Sud. En France, les régions habitées par 30 millions de personnes devraient dépasser les 35°C, à l'exception des zones montagneuses et du nord-est du pays. En Italie, ce seuil est attendu pour 29 millions d'habitants, et en Espagne pour 21 millions. La vague s'étend également vers les Balkans, notamment en Grèce et sur la côte adriatique (Albanie, Croatie…).
Le Royaume-Uni en passe de connaître son été le plus chaud
Plus au nord, le Royaume-Uni devrait voir les températures dépasser les 30°C pour 43 millions d'habitants. Selon le Met Office, l'agence météorologique nationale, le pays est en passe d'enregistrer son été le plus chaud, a-t-il indiqué mardi.
Une analyse basée sur des prévisions et la densité de population
Pour établir ces chiffres, l'AFP a utilisé une méthode proche de celle de l'ONG autrichienne Klimadashboard, en croisant le modèle de prévisions météorologiques du Deutscher Wetterdienst (DWD), le service météorologique allemand, calculé à 03H00 GMT, avec la densité de population. Les habitants d'une zone sont comptabilisés si le modèle prévoit, à un moment de la journée mercredi, des températures supérieures à 30 ou 35°C à cet endroit. Le modèle ayant une précision d'environ 6,5 km, il ne peut complètement refléter les îlots de chaleur urbains, a indiqué David Jablonski de l'ONG Klimadashboard à l'AFP. Ainsi, l'analyse « sous-estime probablement le nombre de personnes touchées dans les zones urbaines denses », précise-t-elle sur son site « European Heat Tracker ». Cette nouvelle vague de chaleur intervient alors que l'Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite à l'échelle de la planète.



