Canicule : 3 réacteurs nucléaires arrêtés, 7 à puissance réduite
Canicule : 3 réacteurs nucléaires arrêtés, 7 réduits

Trois réacteurs nucléaires sont à l'arrêt et sept autres fonctionnent à puissance réduite en France ce dimanche 12 juillet 2026 en raison de la canicule qui frappe le pays, a indiqué l'exploitant EDF à l'AFP. Les réacteurs concernés sont situés au bord de fleuves, où la chaleur de l'eau rejetée doit être contrôlée pour protéger les écosystèmes aquatiques.

Les réacteurs à l'arrêt

Les réacteurs n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), au bord de la Garonne, n°3 au Bugey (Ain), au bord du Rhône, et n°2 à Chooz (Ardennes), au bord de la Meuse, sont arrêtés. EDF précise que ces mesures sont prises « à cause des conditions climatiques et pour respecter les arrêtés sur les rejets, et donc l'environnement ».

Les réacteurs à puissance réduite

Des « adaptations de puissance » touchent les réacteurs n°1 et 2 à Saint-Alban (Isère), n°1 et 3 dans la centrale du Blayais (Gironde), n°4 et 5 au Bugey, et n°1 à Chooz. Le réacteur n°3 à Tricastin (Drôme), dont la puissance avait été abaissée dans la journée de dimanche, est retourné à un fonctionnement normal en fin d'après-midi, selon EDF.

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La France compte 57 réacteurs nucléaires, assurant environ 70 % de sa production d'électricité. Tous sont installés au bord d'un fleuve ou de la mer pour permettre le refroidissement des installations.

Des limites de température de l'eau

Pour limiter les dégâts sur les écosystèmes aquatiques provoqués par la chaleur de l'eau rejetée par les centrales, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) fixe pour chaque site des limites de température de l'eau. Ces contraintes obligent EDF à réduire le niveau d'activité de ses centrales lors des vagues de chaleur.

Samedi, le ministère de l'Économie a publié au Journal officiel une dérogation pour la centrale du Bugey, « afin d'assurer la sécurité du réseau électrique », jusqu'au 20 juillet. Cette dérogation avait été demandée par EDF, invoquant les exigences de production du gestionnaire du réseau de transport d'électricité, RTE. EDF proposait « une limite temporaire de 1°C en matière d'échauffement de l'eau du Rhône entre l'amont et l'aval de la centrale nucléaire pendant cette situation exceptionnelle, assortie d'un programme de surveillance renforcée de l'environnement en rapport avec ces rejets », selon le courrier cité par le gouvernement.

Par ailleurs, le réacteur n°4 de la centrale de Gravelines (Nord), la plus puissante de France, a été arrêté temporairement dimanche pour une maintenance prévue, avant de redémarrer.

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