Canicule 2026 : 10 à 15 milliards d'euros de coûts possibles
Canicule 2026 : 10 à 15 milliards d'euros de coûts

La canicule de l'été 2026 pourrait coûter à la France entre 10 et 15 milliards d'euros, a annoncé mercredi 12 août 2026 la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, lors d'une réunion de crise consacrée à la sécheresse. Cette estimation, attribuée à l'Insee, couvre les coûts directs et indirects des fortes chaleurs, alors que 50 départements sont désormais en tension sur l'approvisionnement en eau.

Une estimation à prendre avec précaution

« On peut estimer, en tout cas c'est l'estimation de l'Insee et ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précautions, un chiffre de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects de la canicule de cet été », a déclaré Monique Barbut en ouverture de la réunion. Cependant, interrogée par l'AFP, l'Insee a indiqué ne pas être à l'origine de cette estimation et ne pas disposer, à ce stade, d'un chiffrage des coûts directs et indirects de la canicule de l'été 2026.

Lors d'une précédente réunion, le 27 juillet, la ministre avait déjà jugé que la sécheresse « historique » à laquelle est confrontée la France se traduirait par des coûts supérieurs aux 5,6 milliards d'euros estimés pour celle de 2022. Cette nouvelle estimation, bien que prudente, suggère une aggravation significative de la situation.

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Plus de 40 000 personnes touchées par des coupures d'eau

La ministre a également revu à la hausse le nombre de personnes concernées par des coupures d'eau au robinet. Alors que le gouvernement estimait précédemment « plus de 30 000 personnes sur 80 communes », Monique Barbut évoque désormais « plus de 40 000 personnes ». Cette augmentation reflète l'intensification de la sécheresse et ses conséquences sur le quotidien des habitants.

« La première de nos priorités demeure évidemment l'alimentation en eau potable qui est déjà sous tension dans plusieurs territoires, plus précisément aujourd'hui dans 50 départements français », a-t-elle affirmé. « La semaine dernière, l'approvisionnement de plus de 550 000 habitants était ainsi considéré comme étant en tension, et l'approvisionnement de près de 3 millions d'habitants placé en vigilance », a ajouté la ministre.

Réunion du comité de suivi hydrologique

La ministre réunissait mercredi le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de régions. L'ordre du jour comprenait un état des lieux de la sécheresse et de ses conséquences, ainsi qu'un partage de retours d'expériences sur les mesures permettant de renforcer l'anticipation et la résilience des territoires.

Cette réunion intervient alors que les canicules à répétition et la sécheresse persistent, mettant sous pression les ressources en eau. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l'évolution de la situation et adapter les mesures de gestion de l'eau.

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