Ce mercredi 14 janvier, l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth ont annoncé que 2025 figurait sur le podium des années les plus chaudes jamais enregistrées. Le plus inquiétant est que 2026 devrait poursuivre dans cette même dynamique.
2025, troisième année la plus chaude
Avec une moyenne supérieure de 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle (1850-1900), les experts craignent une accélération thermique. Des records de chaleur ont été franchis en Asie centrale, au Sahel et en Antarctique, touchant 770 millions de personnes. En parallèle, des incendies majeurs ont ravagé l'Espagne, le Canada et la Californie, tandis que l'Europe et l'Amérique du Nord subissaient des tempêtes extrêmes.
2026 dans la même tendance
Pour 2026, les prévisions tablent sur des températures historiquement hautes, possiblement dans le top 5 mondial. Samantha Burgess, directrice adjointe du changement climatique à Copernicus, s'attend à ce que 2026 soit l'une des cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. Les climatologues de Berkeley Earth prévoient aussi que 2026 sera probablement similaire à 2025.
Dépassement durable du seuil de 1,5 °C
Malgré les objectifs de l'accord de Paris de 2015, le dépassement durable du seuil de 1,5 °C de réchauffement pourrait être officialisé d'ici la fin de la présente décennie, soit plus d'une décennie plus tôt que prévu. Cette accélération est d'autant plus préoccupante que les États-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos sous Donald Trump à la coopération climatique mondiale.
Records régionaux et événements extrêmes
En 2025, la température de l'air à la surface des terres et des océans a été supérieure de 1,47 °C au niveau préindustriel, après 1,60 °C en 2024. Des records ont été observés en Asie centrale, en Antarctique et au Sahel. Parallèlement, aucun record de froid n'a été noté. L'année a subi de nombreux événements climatiques extrêmes : vagues de chaleur, cyclones, tempêtes violentes et incendies ravageurs.
Causes et inquiétudes
La combustion croissante de pétrole, de charbon et de gaz fossile est largement responsable du réchauffement. La variabilité naturelle joue aussi un rôle, le phénomène La Niña ayant été faible. Robert Rohde, scientifique en chef à Berkeley Earth, s'inquiète d'autres facteurs imprévus, comme la réduction de la teneur en soufre du fioul des navires depuis 2020, qui a eu un effet réchauffant en diminuant les aérosols refroidissants.



