Tempête Pedro menace la Dordogne après les dégâts de Nils
Les équipes d'Enedis en Dordogne espèrent ne pas revivre le scénario du rocher de Sisyphe. Alors que les dégâts de la tempête Nils étaient presque réparés, une nouvelle tempête, baptisée Pedro, pointe son nez jusqu'à jeudi 19 février, avec des vents attendus proches de 100 km/h. Cette situation inquiète particulièrement les techniciens qui ont travaillé sans relâche pendant sept jours pour rétablir le courant après Nils.
Une mobilisation massive face à l'urgence
Près de 200 techniciens ont été mobilisés ces derniers jours en Périgord pour faire face aux conséquences de Nils. Au plus fort de la crise, jusqu'à 100 000 abonnés sur 290 000 étaient privés d'électricité, un événement d'une ampleur rare selon Delphine Villot-Henrique-Dias, la directrice territoriale d'Enedis. « Il y a longtemps que nous n'avions pas eu un événement d'une telle ampleur », concède-t-elle.
Stratégie de réparation et défis sur le terrain
La stratégie établie par Enedis consiste à rétablir en priorité les lignes moyenne tension, avant de s'attaquer aux hameaux les plus reculés. Cependant, les conditions sur le terrain compliquent considérablement les interventions. Aurélie Thomas, cheffe d'équipe, explique : « À cause des difficultés sur le terrain, nous faisons des équipes de quatre. De nombreux endroits sont inaccessibles en nacelle, il faut y aller avec les échelles. De nombreux chantiers sont encore gorgés d'eau. Cela ralentit notre progression. »
Des réparations provisoires face à la menace de Pedro
Les équipes d'Enedis ne comptent pas baisser la garde, car de nombreuses réparations effectuées après Nils sont provisoires et donc particulièrement fragiles. Delphine Villot-Henrique-Dias ajoute : « Sur les 26 000 kilomètres de ligne, 45 % sont enterrées. On sait que les arbres sont fragilisés. » La directrice territoriale était présente ce mercredi 18 février dans la commune de Saint-Aulaye-Puymangou pour superviser un des derniers raccordements, juste avant l'arrivée de Pedro.
Renforts et perspectives incertaines
Face à cette nouvelle menace, Enedis prévoit l'arrivée de renforts dès jeudi 19 février. La question cruciale reste : combien d'arbres vont tomber sur les lignes avec les vents violents de Pedro ? Les techniciens, dont une cohorte venue de Limoges, continuent de s'affairer dans un département qui n'est pas le leur, soulignant l'effort collectif pour maintenir l'approvisionnement électrique dans des conditions extrêmes.



