Au lendemain du puissant séisme qui a frappé le Népal, des survivants à Katmandou racontent leur terreur et leur incrédulité, tandis que des familles errent dans les rues à la recherche désespérée de leurs proches. « J'étais certaine de mourir dans les hôpitaux de Katmandou », témoigne une rescapée, résumant le sentiment de panique qui a saisi la capitale népalaise lors de la secousse de magnitude 7,8.
Une course contre la montre pour retrouver les disparus
Dans les décombres de la ville, les équipes de secours poursuivent leurs recherches. Les familles, elles, multiplient les appels et les visites dans les hôpitaux, espérant retrouver leurs proches portés disparus. Le bilan humain, encore provisoire, ne cesse de s'alourdir, alimentant l'angoisse des habitants.
Les témoignages recueillis sur place décrivent des scènes de chaos : des immeubles effondrés, des rues jonchées de gravats et une population hagarde, qui a passé la nuit à la belle étoile, craignant de nouvelles répliques. « Je pensais que c'était la fin », confie une autre survivante, encore sous le choc.
Des hôpitaux débordés et des familles dans l'attente
Les hôpitaux de Katmandou, submergés par l'afflux de blessés, manquent de moyens pour faire face à l'urgence. Les couloirs sont encombrés de brancards, et le personnel soignant travaille sans relâche. Dans ce contexte, la détresse des familles est palpable : beaucoup ignorent toujours où se trouvent leurs proches, et l'attente devient insoutenable.
« On ne sait pas s'ils sont vivants ou morts », lâche un homme, les yeux rougis, devant un hôpital de la capitale. Comme lui, des dizaines de personnes attendent des nouvelles, scrutant les listes de blessés affichées à l'entrée des établissements.
La solidarité s'organise face à la catastrophe
Face à l'ampleur du désastre, une chaîne de solidarité s'est mise en place. Des volontaires aident à déblayer les décombres, tandis que des dons de sang sont collectés pour répondre aux besoins des blessés. Les autorités népalaises, soutenues par la communauté internationale, tentent de coordonner les opérations de secours.
Le séisme, survenu en pleine journée, a surpris la population. De nombreux habitants se trouvaient dans des immeubles ou dans la rue, et beaucoup n'ont dû leur salut qu'à la fuite précipitée. « Les murs bougeaient, tout tremblait », se souvient une témoin. La peur d'une réplique reste vive, et beaucoup préfèrent dormir dehors, sous des tentes de fortune.
Alors que les recherches se poursuivent, le bilan pourrait encore s'alourdir. Les familles, elles, attendent des réponses, espérant contre tout espoir retrouver leurs proches sains et saufs. Pour l'heure, la priorité est de sauver des vies, mais la question de la reconstruction, elle, se posera dans les semaines à venir.



