En 2026, la France a connu une saison des incendies particulièrement dévastatrice. Selon les données de la base européenne EFFIS (European Forest Fire Information System), plus de 20 000 hectares de végétation ont été ravagés par les flammes, un chiffre en hausse de 30 % par rapport à la moyenne des dix dernières années. La Gironde a été le département le plus touché, avec près de 15 000 hectares brûlés, soit les trois quarts de la surface totale.
Des feux d'une ampleur inédite en Gironde
Le département de la Gironde a subi deux incendies majeurs en juillet 2026. Le premier, près de Landiras, a détruit 8 000 hectares de forêt de pins. Le second, à La Teste-de-Buch, a brûlé 7 000 hectares, menaçant le bassin d'Arcachon. Les pompiers, mobilisés en nombre, ont lutté pendant plusieurs jours pour maîtriser les flammes, aidés par des moyens aériens.
« C'est une situation exceptionnelle par son ampleur et sa précocité », a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lors d'une visite sur place. Il a souligné que la sécheresse et les températures élevées, atteignant 40 °C dans la région, ont favorisé la propagation des feux.
Une carte interactive pour suivre l'évolution
Pour permettre au public de visualiser l'étendue des incendies, Le Monde a réalisé une carte interactive basée sur les données satellitaires du programme Copernicus. Cette carte montre les zones brûlées en temps réel, avec un code couleur indiquant la date du passage du feu. Les utilisateurs peuvent zoomer sur les régions touchées et consulter des statistiques détaillées.
En complément, des graphiques illustrent l'évolution des surfaces brûlées depuis 2006. On observe une nette tendance à la hausse, avec des pics en 2019 (15 000 hectares) et 2022 (18 000 hectares). L'année 2026 dépasse tous les records précédents.
Les causes et les conséquences
Les incendies sont principalement dus à des causes humaines, qu'elles soient accidentelles ou criminelles. La sécheresse et les canicules, exacerbées par le changement climatique, créent des conditions propices aux départs de feu. « Nous devons adapter nos forêts et nos pratiques de gestion », explique un expert de l'Office national des forêts (ONF).
Les conséquences sont lourdes : destruction d'habitats naturels, pollution de l'air, et impact économique pour les exploitants forestiers et les acteurs touristiques. Des mesures d'urgence ont été prises, comme l'interdiction d'accès aux massifs forestiers et le déploiement de renforts.
Comment se protéger et agir
Les autorités rappellent les gestes à adopter : ne pas jeter de mégots en forêt, respecter les interdictions de brûlage, et signaler tout départ de feu au 112. Des campagnes de prévention sont menées chaque été. Pour les riverains, il est conseillé de débroussailler autour des habitations et de préparer un plan d'évacuation.
La carte interactive et les graphiques sont disponibles sur le site du Monde pour suivre l'évolution de la situation. Les données sont mises à jour quotidiennement.



