Le parquet de Melun a annoncé avoir requis le placement en détention provisoire de deux jeunes majeurs, dont un pompier volontaire, dans le cadre de l'enquête sur l'incendie qui a dévasté 600 hectares de forêt à Fontainebleau. Les deux suspects, âgés de 18 et 19 ans, ont été interpellés mercredi 15 juillet.
Des départs de feu multiples
Selon les premiers éléments de l'enquête, plusieurs départs de feu auraient été constatés simultanément, ce qui oriente les investigations vers une origine criminelle. L'un des mis en cause est pompier volontaire dans un centre de secours local, ce qui a particulièrement choqué les autorités. Le procureur de la République de Melun a déclaré : « Il est insupportable que des individus, dont l'un était chargé de protéger les biens et les personnes, aient pu participer à la destruction de notre patrimoine naturel. »
Un sinistre hors norme
L'incendie, qui a débuté lundi 13 juillet, a mobilisé plus de 400 pompiers et une vingtaine d'avions bombardiers d'eau. Il a détruit 600 hectares de la forêt de Fontainebleau, l'une des plus grandes forêts domaniales de France, classée réserve de biosphère par l'UNESCO. Les dégâts sont considérables : des espèces animales et végétales rares ont été anéanties, et la reconstitution de la forêt pourrait prendre plusieurs décennies.
Les suspects devant le juge
Les deux jeunes hommes, qui étaient déjà connus des services de police pour des faits mineurs, ont été présentés à un juge d'instruction jeudi. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire, estimant qu'il existe un risque de réitération et de pression sur les témoins. Leur avocat, Me Dupont, a indiqué que ses clients contestent les faits et coopèrent avec la justice. L'audience devrait se tenir dans les prochains jours.
Un appel à la vigilance
Cet incendie relance le débat sur la prévention des feux de forêt en période de sécheresse. La préfecture de Seine-et-Marne a rappelé que tout comportement négligent ou criminel est passible de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison et 150 000 euros d'amende. Les associations environnementales, comme France Nature Environnement, appellent à renforcer la surveillance des massifs forestiers et à sensibiliser le public aux risques.



