Un mois de février exceptionnellement pluvieux en Dordogne
Depuis le 14 janvier, la France a subi une séquence météorologique remarquable avec 36 jours de pluie consécutifs. Cette période a été marquée par deux épisodes intenses accompagnés de vents violents en février : les tempêtes Nils et Pedro. Ces intempéries ont provoqué des records de pluviométrie à l'échelle nationale, et le département de la Dordogne n'a pas été épargné.
Des records historiques pulvérisés
Entre le 1er et le 18 février 2026, plusieurs stations météorologiques du département ont enregistré des cumuls de pluie sans précédent. Tristan Amm, prévisionniste à Météo France, précise : « On a enregistré des records d’averses dans beaucoup de stations du département qui sont anciennes, notamment dans trois d’entre elles : Montignac-Lascaux, Brantôme-en-Périgord et Terrasson-Lavilledieu. »
Les chiffres sont éloquents :
- À Montignac-Lascaux, il est tombé 183,1 mm, surpassant largement le précédent record de février 1957 qui était de 151,6 mm.
- À Brantôme-en-Périgord, le cumul a atteint 179,5 mm, dépassant les 175,1 mm enregistrés en 2014.
- À Terrasson-Lavilledieu, les précipitations se sont élevées à 170,8 mm, contre 154,4 mm en 2014.
Un record départemental depuis 1959
Léo Mignan, également prévisionniste à Météo France, souligne l'ampleur du phénomène : « Le mois de février 2026 est le mois de février le plus pluvieux depuis qu’on dispose de données fiabilisées, c’est-à-dire depuis 1959. » La pluviométrie moyenne dans le département est actuellement estimée à 162 mm, mais cette valeur pourrait encore augmenter d'ici la fin du mois en fonction des précipitations à venir.
Ces records interviennent dans un contexte où les stations de pluviométrie du département n'avaient jamais enregistré de mois de février aussi arrosé depuis leur création. Cette situation exceptionnelle met en lumière l'intensité des intempéries qui ont frappé la région, avec des conséquences potentielles sur les sols, les cours d'eau et les activités agricoles.



