La Corée du Sud a déclenché ce dimanche 12 juillet sa première alerte maximale pour chaleur extrême, alors que les températures ont dépassé les 40°C dans plusieurs régions, dont la capitale Séoul. Cette mesure, jamais activée depuis la mise en place du système d'alerte à quatre niveaux en 2019, témoigne de l'intensité exceptionnelle de la vague de chaleur qui frappe le pays.
Un record de chaleur à Séoul
À Séoul, le mercure a grimpé jusqu'à 40,2°C, battant le précédent record de 39,6°C enregistré en août 2018. Selon l'Administration météorologique coréenne (KMA), cette canicule est due à une masse d'air chaud et humide en provenance du sud, combinée à un anticyclone persistant. Les autorités ont recensé au moins 15 décès liés à la chaleur depuis le début de l'été, dont 8 rien que la semaine dernière.
Des mesures d'urgence déployées
Le gouvernement a activé le niveau 4 d'alerte, le plus élevé, pour l'ensemble du territoire, à l'exception de l'île de Jeju. Ce niveau déclenche des mesures d'urgence, notamment l'ouverture de centres de refroidissement, la distribution d'eau et de boissons fraîches dans les espaces publics, et la recommandation aux entreprises de réduire les horaires de travail en extérieur. Les écoles et les crèches ont été invitées à suspendre les activités en plein air.
Impact sur la population et les infrastructures
La demande en électricité a explosé, atteignant un pic historique de 92,4 gigawatts, selon Korea Electric Power Corporation (KEPCO). Les autorités craignent des coupures de courant et appellent à une utilisation modérée de la climatisation. Les hôpitaux font état d'une augmentation de 40% des admissions pour coups de chaleur par rapport à l'été précédent. « C'est une situation sans précédent. Nous n'avons jamais connu une telle chaleur aussi tôt dans l'année », a déclaré Lee Jae-myung, ministre de l'Environnement, lors d'une conférence de presse.
Une canicule liée au changement climatique
Les scientifiques attribuent cette vague de chaleur exceptionnelle au réchauffement climatique. Selon une étude récente du Korea Environment Institute, la fréquence des canicules extrêmes en Corée du Sud a triplé depuis les années 1990. « Le changement climatique rend ces événements plus probables et plus intenses », a expliqué Park Young-suk, climatologue à l'Université nationale de Séoul. Les prévisions indiquent que les températures devraient rester élevées pendant au moins une semaine supplémentaire.



