Une violente tempête a frappé le nord du Chili, faisant au moins cinq morts et provoquant des dégâts considérables. En réponse, le président chilien, Gabriel Boric, a décrété l'état de catastrophe dans les régions touchées, une mesure qui permet de mobiliser rapidement des ressources et de coordonner les secours.
Bilan humain et matériel
Les cinq victimes ont été recensées dans les régions d'Antofagasta et d'Atacama, où des pluies torrentielles et des inondations ont emporté des habitations et des routes. Selon les autorités locales, trois personnes sont mortes noyées et deux autres ont été ensevelies sous des glissements de terrain. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d'éventuels disparus.
Les dégâts matériels sont importants : des centaines de maisons ont été endommagées, des routes coupées et des réseaux d'eau et d'électricité perturbés. Dans la ville de Calama, les précipitations ont atteint un record historique de 40 mm en 24 heures, soit l'équivalent de plusieurs mois de pluie dans cette région désertique.
Mesures d'urgence
Le président Boric a déclaré : « Nous décrétons l'état de catastrophe pour les régions d'Antofagasta et d'Atacama afin de déployer tous les moyens nécessaires à la protection de la population et à la reconstruction. » Cette décision permet au gouvernement de débloquer des fonds d'urgence et de coordonner l'armée pour les opérations de secours.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Monsalve, a annoncé l'envoi de 200 militaires supplémentaires pour aider les équipes de secours déjà sur place. Des hélicoptères ont été mobilisés pour évacuer les personnes isolées et acheminer de l'aide humanitaire.
Conséquences économiques et environnementales
La tempête a également affecté l'industrie minière, pilier de l'économie locale. Plusieurs mines de cuivre, dont celles de Codelco, ont suspendu leurs activités par mesure de sécurité. Les pertes économiques sont estimées à plusieurs millions de dollars.
Les autorités environnementales s'inquiètent des conséquences sur les écosystèmes fragiles du désert d'Atacama. Les pluies diluviennes ont provoqué des coulées de boue qui menacent la biodiversité locale. Des experts du ministère de l'Environnement ont été dépêchés sur place pour évaluer les dégâts.
Réactions et solidarité
La tempête a suscité une vague de solidarité au niveau national. Des collectes de fonds et de dons ont été organisées par des ONG et des municipalités. Le président Boric a appelé à l'unité nationale : « Dans ces moments difficiles, nous devons rester unis pour soutenir les familles touchées et reconstruire ensemble. »
L'opposition politique a également exprimé son soutien au gouvernement et a appelé à une gestion efficace de la crise. Des députés des régions sinistrées ont demandé une enquête sur les mesures de prévention et d'alerte précoce, estimant que les systèmes d'alerte n'ont pas fonctionné de manière optimale.



