Météo-France a placé 26 départements en vigilance rouge canicule pour la journée de mardi 15 juillet 2026, en raison d'un épisode de chaleur intense qui s'étend du sud-ouest au nord-est du pays. Les températures maximales devraient atteindre 40°C dans plusieurs régions, avec des pointes possibles à 42°C localement.
Départements concernés et prévisions
Les départements en rouge sont principalement situés dans une large diagonale allant de la Nouvelle-Aquitaine aux Hauts-de-France, en passant par le Centre-Val de Loire et l'Île-de-France. Parmi eux figurent la Gironde, la Charente-Maritime, l'Indre-et-Loire, le Loiret, Paris et la petite couronne, l'Oise, la Somme, le Nord et le Pas-de-Calais. Météo-France précise que les températures minimales ne descendront pas sous les 20°C, rendant les nuits également très chaudes.
Records de chaleur en vue
Selon les prévisionnistes, plusieurs records absolus de température pourraient être battus, notamment dans le nord du pays. À Paris, le mercure pourrait atteindre 40,5°C, approchant le record de 42,6°C de juillet 2019. À Lille, les 38°C pourraient être dépassés, ce qui constituerait un nouveau record pour la ville. « Cette canicule est exceptionnelle par son intensité et sa précocité, avec des températures dignes d'un mois d'août en plein juillet », a déclaré un porte-parole de Météo-France.
Conséquences sanitaires et mesures
Les autorités sanitaires appellent à la plus grande vigilance, en particulier pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques. Des mesures d'urgence ont été activées dans les départements concernés, notamment l'ouverture de salles climatisées et le renforcement des maraudes pour les sans-abri. La ministre de la Santé a rappelé les gestes essentiels : boire régulièrement de l'eau, éviter les sorties aux heures les plus chaudes et maintenir son logement au frais.
Impact sur les transports et l'énergie
La SNCF a annoncé des limitations de vitesse sur plusieurs lignes ferroviaires pour éviter les déformations des rails, ce qui pourrait entraîner des retards. EDF surveille de près le niveau des fleuves utilisés pour le refroidissement des centrales nucléaires, notamment la Garonne et la Loire. Le gestionnaire du réseau électrique RTE redoute une consommation record due à l'utilisation massive de la climatisation.



