Une opération de sauvetage sous haute tension
Les autorités allemandes ont lancé mardi une nouvelle tentative de sauvetage d'une baleine à bosse échouée depuis plusieurs semaines près de la côte baltique. L'opération, présentée comme un ultime recours, consiste à charger le cétacé sur une barge pour le transporter vers des eaux plus profondes.
Les détails de l'opération
Le ministre de l'environnement de la région du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Till Backhaus, a expliqué aux journalistes : « On essaie maintenant d'attacher un système de sangles à la baleine et de la conduire, à la seule force humaine, jusqu'à la barge, puis de la hisser sur la barge. » Il a ajouté espérer que la baleine puisse être hissée avant le coucher du soleil.
L'opération consiste à immerger la barge pour faciliter le chargement du mammifère, puis à le relâcher en mer du Nord. Deux vétérinaires ont examiné la baleine d'une douzaine de mètres et estimé qu'elle était « transportable d'un point de vue médical », ce qui a permis au ministre de donner son feu vert.
Une pression publique et médiatique forte
Les autorités avaient initialement renoncé à tout sauvetage début avril, avant de revenir sur leur décision sous la pression publique et des médias, qui ont surnommé l'animal « Timmy ». La tentative est portée par deux riches entrepreneurs, l'un issu des courses hippiques et l'autre de la grande distribution. Leur précédente tentative a dû être abandonnée la semaine dernière.
Des critiques scientifiques
Ces opérations suscitent des critiques au sein de la communauté scientifique, certains experts jugeant l'opération vaine et la baleine à l'agonie. Le ministre Till Backhaus a défendu la tentative mardi, déclarant : « Qui ne fait rien ne fait pas non plus d'erreurs. Ça vaut le coup d'essayer. »
Depuis son premier échouage fin mars, la baleine est devenue un phénomène national, attirant les médias allemands sur la côte baltique. Cette saga a cristallisé émotions, controverses et divisions. Les secouristes ont rapporté avoir reçu des menaces de mort, et la police doit maintenir à distance les curieux nuit et jour.



