SPA de Vallérargues : hausse inquiétante des abandons d'animaux
SPA Vallérargues : hausse inquiétante des abandons

Le refuge SPA de Vallérargues, dans le Gard, a enregistré une hausse constante des demandes d'abandon d'animaux, un phénomène qui ne se limite plus à la période estivale. Entre le 1er juin et le 21 août, le refuge a comptabilisé 63 demandes d'abandon et 51 arrivées d'animaux par la fourrière, auxquels s'ajoutent les abandons sauvages devant le refuge. Au total, plus de 114 animaux ont été recueillis en deux mois et demi, et toutes les places sont occupées.

Une hausse globale des abandons, au-delà de la période estivale

La période estivale est traditionnellement redoutée par les refuges, avec une augmentation des abandons liée aux départs en vacances. Mais à Vallérargues, la directrice Anne-Caroline Dupuy souligne un problème plus profond : « Le vrai problème, ce ne sont pas les vacances. Depuis quelque temps, la quantité d'abandons augmente sans s'arrêter ! » Dès le mois de mai, le nombre de demandes a commencé à augmenter doucement, et la tendance ne semble pas près de s'inverser.

« Avant, on avait des périodes sans aucune demande d'abandon, mais ça fait des années que ça n'existe plus », regrette la directrice. Les 48 places réservées aux chiens et les 60 places pour les chats sont toutes occupées, obligeant les équipes à cloisonner plusieurs animaux dans les mêmes cages.

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Les causes des abandons et les actions du refuge

Selon Anne-Caroline Dupuy, les principaux facteurs poussant à l'abandon sont le changement de situation familiale (divorce, déménagement), le manque d'argent, le comportement de l'animal ou des soucis de santé. Face à une demande d'abandon, les personnels du refuge tentent d'abord de faire preuve de diplomatie. Après avoir identifié la cause du problème, ils adaptent leur accompagnement : fourniture de nourriture, dossiers d'aide pour le vétérinaire, conseils d'éducateurs…

« L'objectif, c'est vraiment d'essayer de faire en sorte que l'animal ne rentre pas au refuge. Malheureusement, ça n'aboutit pas souvent », déplore la directrice. Les cas de maltraitance sont également en augmentation, ajoute-t-elle.

Un appel à la responsabilité des adoptants

La directrice implore les personnes désireuses d'adopter de bien s'assurer de leur volonté et de leur capacité financière avant de passer à l'acte. « Un animal, c'est comme un enfant. Il faut bien s'en occuper et ça peut coûter cher. Rien que pour l'alimentation d'un chat, on peut monter jusqu'à une centaine d'euros par mois, sans compter les frais de vétérinaire. Et encore plus pour un gros chien », commente Anne-Caroline Dupuy.

Elle rappelle également l'importance de la stérilisation, surtout pour les chats, afin d'éviter une prolifération trop importante d'animaux qui se reproduisent à grande vitesse. Elle conclut avec son credo : « N'achetez pas, adoptez ! » Le refuge espère une reprise des adoptions à la rentrée pour faire face à cette pression constante.

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