À Portiragnes, cigogneaux et gravelots prospèrent sous haute protection
Portiragnes : cigogneaux et gravelots prospèrent

Dans la commune de Portiragnes, la nature se dévoile à travers une riche diversité ornithologique. Derrière le Lagunage, un couple sédentaire de cigognes réinvestit chaque année le même nid. Chez cette espèce, la femelle pond généralement quatre œufs blancs et brillants à intervalles de deux jours. L’incubation est assurée à tour de rôle par les deux parents, qui veillent avec soin sur la progéniture. Après l’éclosion, ils poursuivent ensemble l’élevage des jeunes en les nourrissant par régurgitation directement au nid. Les cigogneaux effectuent leur premier envol entre 55 et 60 jours après leur naissance.

Cette année, quatre cigogneaux en pleine forme sont nés à Portiragnes. Dans le nid, les petits volatiles, vigoureux, s’exercent déjà en battant des ailes, annonçant un envol imminent. Ce spectacle naturel attire l’attention des habitants et des visiteurs, témoignant de la bonne santé de l’écosystème local.

Surveillance active sur le site de la Maïre

Sur le site naturel protégé de la Maïre, la surveillance de la faune se poursuit avec une grande vigilance. Chaque lundi, les agents de l’Agglo parcourent le secteur à distance des zones sensibles afin de ne pas déranger les espèces présentes. Leur mission consiste notamment à suivre l’évolution des oiseaux nicheurs et à comptabiliser les populations. Lors du dernier comptage, Manon et Suzanne ont recensé une soixantaine de gravelots à collier interrompu sur la plage, dont trois couples nicheurs et un poussin âgé d’environ une semaine. Les sternes naines sont également bien représentées, avec près d’une centaine d’individus observés. Trente-quatre occupent leur nid, mais aucun poussin n’a encore été signalé.

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Un suivi rigoureux pour la reproduction

Plus à l’intérieur du site, sur les plateformes aménagées pour favoriser leur reproduction, une dizaine de sternes pierregarins ont été comptabilisées. Un individu couve actuellement tandis que deux couples élèvent déjà leurs jeunes. Trois poussins sont présents, dont deux âgés d’une semaine et un de deux semaines. Ces observations illustrent la richesse écologique exceptionnelle du littoral et soulignent l’importance des mesures de protection mises en œuvre pour garantir la tranquillité des espèces et favoriser leur reproduction dans les meilleures conditions. La collaboration entre les agents et la mise en place de zones de quiétude permettent ainsi de préserver ce patrimoine naturel unique.

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