Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a annoncé jeudi de nouvelles mesures pour lutter contre le trafic d’espèces sauvages et la criminalité environnementale. Ces actions visent « les points d’entrée du territoire comme sur les plateformes numériques », selon ses déclarations. Le trafic d’espèces sauvages génère près de 20 milliards de dollars par an, d’après le communiqué du ministère.
Un marché illégal dévastateur pour la biodiversité
« Ce marché illégal est dévastateur pour la biodiversité et notre sécurité sanitaire », a déclaré Mathieu Lefèvre. Le trafic d’espèces protégées concerne plus de 4 000 espèces animales et végétales dans plus de 160 pays, selon un rapport sénatorial. Il recouvre notamment le commerce illégal d’animaux vivants ou morts, de parties animales comme l’ivoire ou les écailles, ainsi que de végétaux protégés.
La « viande de brousse » est l’un des types de trafic qui affecte particulièrement la France. Elle désigne la viande d’animaux sauvages en provenance d’Afrique et peut notamment concerner des singes, des pangolins, des porcs-épics, des rongeurs, des chauves-souris, des antilopes ou encore des serpents.
La France, un carrefour de premier plan pour le trafic
La France constitue « un carrefour de premier plan pour le trafic d’espèces protégées, favorisé par les capacités de ses hubs maritimes et aéroportuaires », selon ce même rapport, daté de l’an dernier. Parmi les mesures annoncées jeudi figurent l’élargissement du groupe de travail interministériel à l’ensemble des trafics d’espèces sauvages, l’inscription de ces trafics parmi les priorités nationales de contrôle, une mission d’inspection sur les trafics en ligne et un plan d’action sur l’ivoire, entre autres.
Dans la continuité du plan d’action gouvernemental
Ces mesures s’inscrivent dans la continuité du plan d’action annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour renforcer la protection animale. Présenté le 28 juillet à Matignon, il prévoit notamment l’interdiction d’importation des trophées de chasse issus d’espèces menacées et reprend une mesure d’une loi de 2021 qui demandait la création d’une « liste positive » d’espèces sauvages pouvant être détenues comme animaux de compagnie, entre autres.



