Incendies en France : feux de sols, de cimes et de surface, lequel brûle le plus vite ?
Incendies : quel type de feu brûle le plus vite ?

Depuis le début de l’année 2026, des incendies majeurs ont ravagé 32 000 hectares de végétation en France, selon une alerte du ministre de l’Intérieur ce lundi 13 juillet. Les Pyrénées-Orientales, la Drôme, l’Aude, l’Hérault, le Gard et depuis dimanche la forêt de Fontainebleau sont particulièrement touchés. Parmi ces feux, lesquels consomment le plus rapidement les terres ? Le Guide de Doctrine Opérationnelle (GDO) Feux de Forêt, édité par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, distingue trois grands types de feux : feux de sols, de surface et de cimes.

Les feux de sols : lents mais destructeurs

Les feux de sols concernent la matière organique contenue dans la litière, l’humus ou la tourbe. Leur vitesse de propagation est faible, souligne le GDO. Cependant, ils peuvent être très destructeurs car ils s’engouffrent sous la surface et ressortent avec une combustion incomplète, générant d’importantes émissions de monoxyde de carbone. L’incendie de Lédenon (Hérault) qui a détruit 540 hectares de végétation était un feu de sols.

Les feux de cimes : les plus rapides

Les feux de cimes s’attaquent à la partie supérieure des arbres et forment une couronne de feu. Leur vitesse de propagation est très élevée, entre 4 et 8 km/h. Ils sont très difficiles à contrôler lorsque le vent est fort et la végétation sèche. Selon le GDO, ils constituent le type de feu le plus dangereux en termes de rapidité et de difficulté de maîtrise.

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Les feux de surface : des vitesses variables selon la végétation

Les feux de surface consument les parties basses de la végétation et se propagent généralement par rayonnement, avec une vitesse de 0,5 à 2 km/h selon le vent. Ce type s’apparente à un feu de forêt “classique” touchant les chênes, hêtres ou châtaigniers. Parmi les feux de surface, on distingue plusieurs sous-types :

  • Feux de récoltes sur pied (feux agricoles) : propagation horizontale importante et fumée dense. Les céréales comme l’orge, l’avoine ou le blé s’enflamment facilement, tandis que le maïs, le tournesol ou la betterave sont moins vulnérables et peuvent servir de pare-feu.
  • Feux de chaumes : propagation horizontale rapide (10 à 30 km/h) en cas de vent fort, avec des fumées importantes mais moins denses. Leur virulence est peu élevée.
  • Feux d’épis : particulièrement rapides, se propageant à la verticale et à l’horizontale, ils sont à l’origine de certaines reprises de feu.
  • Feux de Miscanthus : vitesse de propagation élevée verticale et horizontale, fumées denses réduisant le champ visuel.

Des feux simultanés possibles

L’observatoire des forêts rappelle que les trois types de feu (sol, surface, cimes) peuvent se produire simultanément sur une même zone, compliquant encore l’intervention des pompiers. Les Canadairs ont été déployés sur plusieurs fronts, notamment dans l’Hérault et en Seine-et-Marne.

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