Dauphins de Marineland : l'option des sanctuaires marins s'éloigne
Dauphins Marineland : sanctuaires marins en question

Le projet de transfert des dauphins de Marineland d'Antibes vers des sanctuaires marins, envisagé après la fermeture du parc, est de plus en plus difficile à concrétiser. L'échec de l'accueil par le parc de Beauval, qui devait initialement recevoir certains cétacés, a relancé les discussions sur des solutions alternatives, mais les obstacles techniques et financiers semblent insurmontables à court terme.

Un échec qui rebat les cartes

La possibilité d'un transfert vers des sanctuaires marins, souvent présentée comme une solution idéale pour les dauphins de Marineland, se heurte à des réalités complexes. Selon les informations recueillies, les sanctuaires marins existants ou en projet ne disposent pas des capacités nécessaires pour accueillir les huit dauphins du parc antibois dans des conditions satisfaisantes.

Le refus de Beauval, qui avait été pressenti pour prendre en charge une partie des animaux, a mis en lumière les difficultés logistiques et sanitaires d'un tel déplacement. Les dauphins, habitués à un environnement contrôlé, nécessitent une adaptation progressive et des soins vétérinaires spécialisés, ce que peu de structures peuvent offrir.

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Des contraintes techniques et financières majeures

La création de sanctuaires marins, qu'ils soient en pleine mer ou dans des bassins naturels, implique des investissements considérables. Les coûts de construction, de maintenance et de personnel qualifié sont estimés à plusieurs millions d'euros, sans garantie de succès à long terme.

De plus, les conditions environnementales, comme la température de l'eau, la qualité de l'eau et la disponibilité de proies vivantes, doivent être rigoureusement contrôlées pour éviter tout risque sanitaire. Les experts soulignent que les dauphins de Marineland, nés en captivité, n'ont jamais appris à chasser et pourraient ne pas survivre dans un milieu naturel non protégé.

Une alternative de plus en plus hypothétique

Face à ces obstacles, l'hypothèse des sanctuaires marins semble s'éloigner, comme le reconnaissent les défenseurs des animaux eux-mêmes. Selon le rapport de la mission d'information parlementaire sur la condition des animaux dans les delphinariums, publié en 2023, aucune structure de ce type n'est actuellement opérationnelle en France ou en Europe.

Les associations de protection animale, qui militaient pour cette solution, se disent désormais pessimistes. "Nous devons être réalistes : les sanctuaires marins ne sont pas une option viable à court terme pour les dauphins de Marineland", a déclaré un porte-parole d'une ONG locale, cité par nos confrères de Libération.

Le sort des huit dauphins reste donc en suspens. Le parc, qui a fermé ses portes en janvier 2025, doit trouver une solution avant la fin de l'année, sous peine de voir les animaux transférés dans d'autres delphinariums en Europe, une option que les associations jugent inacceptable.

Quelles perspectives pour les cétacés ?

Les discussions se poursuivent entre les autorités, les associations et les parcs zoologiques pour trouver une issue. Plusieurs pistes sont évoquées, comme le maintien des dauphins sur place dans un espace dédié, ou leur transfert vers des structures existantes en Espagne ou en Italie, mais aucune n'a été validée à ce jour.

Le gouvernement, qui a promis de suivre le dossier de près, n'a pas encore pris de décision définitive. Une réunion de conciliation est prévue dans les prochaines semaines, mais sans avancée majeure, les dauphins de Marineland risquent de rester dans l'incertitude, loin des promesses de sanctuaires marins tant espérés.

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