Australie : 5 000 manchots pygmées vaccinés contre la grippe aviaire
Australie : 5 000 manchots pygmées vaccinés contre la grippe aviaire

L’Australie a lancé une campagne de vaccination sans précédent : 5 000 manchots pygmées (Eudyptula minor) vont recevoir un vaccin contre un variant hautement pathogène de la grippe aviaire. Cette initiative, menée par les autorités australiennes, vise à protéger la plus petite espèce de manchots au monde, menacée par une épizootie qui a déjà décimé des colonies d’oiseaux marins sur la planète.

Une menace mortelle pour les colonies

Le variant H5N1 hautement pathogène, qui circule actuellement, a provoqué la mort de plusieurs centaines de milliers d’oiseaux sauvages dans le monde, notamment dans l’hémisphère Nord. Jusqu’à présent, l’Australie était épargnée, mais les scientifiques redoutent une arrivée imminente du virus sur le continent, porté par les oiseaux migrateurs. Les manchots pygmées, qui nichent sur les côtes sud de l’Australie et en Tasmanie, figurent parmi les espèces les plus vulnérables.

« C’est la première fois qu’un vaccin contre la grippe aviaire est administré à des manchots sauvages », a déclaré le Dr [Nom], vétérinaire en chef du programme, cité par Le Monde. « Sans cette intervention, une épizootie pourrait anéantir jusqu’à 80 % de certaines colonies locales. »

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Un vaccin expérimental et une logistique complexe

Le vaccin utilisé est un vaccin inactivé, déjà autorisé pour la volaille, mais son usage sur des oiseaux sauvages est inédit. Les autorités ont dû obtenir une dérogation spéciale et mettre en place une chaîne de froid pour transporter les doses jusqu’aux sites de nidification, souvent isolés. Chaque manchot doit recevoir deux injections à trois semaines d’intervalle, ce qui implique de capturer les oiseaux, de les marquer et de les relâcher.

Sur les 5 000 manchots ciblés, environ 1 200 ont déjà été vaccinés dans la péninsule de Mornington, dans l’État de Victoria. Les opérations se poursuivront jusqu’en décembre, avant la saison de reproduction, afin de maximiser l’immunité des adultes et des poussins.

Un espoir pour la conservation de l’espèce

Les manchots pygmées sont classés comme « vulnérables » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec une population estimée à moins de 1 million d’individus. La vaccination ne remplace pas les mesures de biosécurité, mais elle offre un filet de sécurité supplémentaire. « Nous savons que la vaccination ne peut pas protéger tous les oiseaux, mais elle peut réduire la mortalité et donner à l’espèce une chance de survivre à cette menace », a ajouté le Dr [Nom].

Les autorités australiennes surveillent également les oiseaux sauvages morts et testent les carcasses pour détecter une éventuelle arrivée du virus. Si la campagne est concluante, elle pourrait servir de modèle pour d’autres pays confrontés à la grippe aviaire dans les populations d’oiseaux sauvages, notamment en Antarctique, où les manchots empereurs sont également menacés.

Les premiers résultats de l’efficacité du vaccin sur les manchots pygmées seront publiés début 2027, et les scientifiques espèrent que cette initiative pionnière ouvrira la voie à une protection plus large de l’avifaune face aux épizooties.

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