Aiglun : le maire se bat pour sauver la cascade du Végay menacée par le manque d'eau
Aiglun : le maire se bat pour sauver la cascade du Végay

Le maire d'Aiglun, Anthony Salomone, poursuit son combat judiciaire pour préserver la cascade du Végay, menacée par un débit d'eau insuffisant. La commune a déposé un mémoire complémentaire devant le tribunal administratif de Nice, dans le cadre de son recours contre l'arrêté préfectoral fixant le débit minimum biologique des sources du Végay. L'objectif est d'obtenir un débit d'eau suffisant pour garantir la survie de ce milieu naturel exceptionnel.

Un débit actuel bien en deçà des besoins écologiques

L'arrêté préfectoral contesté ne laisse actuellement que 10,5 litres d'eau par seconde à la cascade. Or, la Maison régionale de l'eau a estimé qu'un débit minimum de 35 litres par seconde est nécessaire pour préserver la reproduction des espèces. « Nous avons des invertébrés uniques au monde en danger », alerte Anthony Salomone. Il craint que la dégradation du milieu, amplifiée par les fortes chaleurs, ne devienne irréversible. Les truites ne peuvent plus se reproduire.

Un combat pour une gestion équilibrée de l'eau

Le maire d'Aiglun plaide pour une gestion équilibrée de l'eau qui ne peut plus se limiter aux seuls usages humains. « Elle doit aussi garantir la survie des milieux aquatiques, des espèces et des écosystèmes. On va vers une cascade morte… On ne peut pas condamner des territoires de montagne à l'aune d'une consommation excessive et mettre à mal le grand cycle de l'eau », pointe-t-il. La source alimente notamment la vallée de l'Estéron et la rive droite du Var.

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Des actions citoyennes et des solutions techniques

La commune multiplie les actions pour faire entendre la voix de la cascade. Le 5 juin dernier, le conseil municipal a élevé la cascade du Végay comme citoyenne d'honneur du village. Une pétition citoyenne rassemble déjà plus de 1 500 signataires et sera déposée en préfecture. Parmi les solutions préconisées : limiter les prélèvements et la consommation, mais aussi réparer les canalisations fuyardes du canal de Vegay. « On perd 1 million de m3 d'eau par an sur ce réseau de la fin des années cinquante », déplore l'édile.

Anthony Salomone se dit « déterminé et confiant ». Selon lui, « laisser de l'eau aux milieux vivants n'est pas une option. C'est une condition indispensable de la santé globale des territoires et le préalable d'une nouvelle politique de l'eau en vue d'un partage juste et équitable entre tous les vivants ».

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