Après Valentin Vacherot, un autre joueur français perce après avoir choisi une autre nationalité sportive. Arthur Féry, fils du président du FC Lorient Loïc Féry, a fait oublier son classement (114e) pour terrasser l'Italien Flavio Cobolli (10e) mercredi et s'ouvrir les portes des demi-finales sur le gazon londonien.
Une victoire éclatante contre un finaliste de Roland-Garros
Vainqueur en huitièmes d'un somptueux bras de fer en cinq manches contre l'ex-N.3 mondial Grigor Dimitrov lundi pour sa première sur le Central, la sensation de l'édition 2026 de Wimbledon a fait encore plus fort en balayant 6-4, 7-6 (7/4), 6-0 en quarts le récent finaliste de Roland-Garros Flavio Cobolli.
Un parcours unique pour un "Wimbledon boy"
Né en banlieue parisienne de parents français, avant de passer son enfance et son adolescence à quelques minutes de l'All England Club, Féry est le premier bénéficiaire d'une invitation des organisateurs depuis 25 ans à se hisser dans le dernier carré de Wimbledon. « C'est comme quelqu'un qui aurait grandi à Boulogne qui disputerait Roland-Garros, raconte son père dans l'Equipe. Il allait à l'école à cinq minutes d'ici, du stade, on voit la petite église, il a toujours habité là. Il a commencé le tennis sur les courts à côté, c'est un ''Wimbledon boy''. Forcément, ça rajoute de l'émotion ».
Un exploit rare dans l'histoire du Grand Chelem
Arthur Féry n'est que le quatrième bénéficiaire masculin d'une invitation à rallier les demi-finales d'un Grand Chelem après l'Américain Jimmy Connors (US Open 1991), le Français Henri Leconte (Roland-Garros 1992) et le Croate Goran Ivanisevic (Wimbledon 2001). Cette « wild card » octroyée par les organisateurs lui a permis d'être dispensé des trois tours de qualification pour le tournoi, où il est le dernier Britannique en lice.
Des émotions fortes et un défi de taille
« Je n'arrive pas à y croire », s'est émerveillé le gagnant dans son interview d'après-match. « Dans le dernier jeu, j'ai ressenti des émotions que je n'avais jamais éprouvées auparavant », a-t-il insisté, applaudi à tout rompre par des tribunes conquises. Pour sa première demi-finale en Grand Chelem à 23 ans, le droitier défiera vendredi le récent vainqueur de Roland-Garros Alexander Zverev (3e), tombeur en trois sets de l'Américain Taylor Fritz (7e) 6-4, 6-4, 6-2.



