Engagée pour la première fois cette saison en E1 Series, la Team Monaco découvre le championnat mondial de bateaux électriques à foils. Encore en phase d’apprentissage, l’équipe affiche déjà de grandes ambitions, sur l’eau comme en dehors, avec l’objectif de devenir un ambassadeur de la Principauté. Sur les trois premières manches de la saison, la formation monégasque a engrangé 5 points à Djeddah, 13 au lac de Côme et 15 à Dubrovnik, pour un total de 33 points qui la place actuellement à la 7e place du championnat sur dix engagés.
Un défi de taille pour une équipe novice
Créée il y a moins d’un an, la Team Monaco dispute sa première saison en E1 Series, le championnat du monde de bateaux électriques à foils. Mais à l’approche de l’étape monégasque, ce vendredi 17 et ce samedi 18 juillet, l’équipe affiche déjà ses ambitions : s’inscrire durablement dans une discipline encore jeune. « Nous avons commencé le projet très tard, juste avant le début de la saison. Nous sommes encore en phase d’apprentissage, mais notre objectif reste de gagner le championnat », résume Chris Taylor, cofondateur de la structure.
« Nous ne faisons que progresser depuis le début de la saison. C’est frustrant parce qu’on savait qu’on était capables de monter sur le podium », explique Maxime Nocher, pilote et cofondateur de l’équipe. Le Français, ambassadeur Peace and Sport, onze fois champion du monde de kite-foil, retrouve dans l’E1 des sensations proches de sa discipline. « Ce n’est pas vraiment un bateau. C’est presque un objet volant. Tout se joue au ressenti, comme en kite-foil. C’est ce qui rend ce championnat passionnant. Aujourd’hui, quelqu’un peut venir d’un autre sport et devenir rapidement performant. Ce n’est pas comme en Formule 1, où il faut avoir commencé très jeune. Ici, c’est encore ouvert », détaille-t-il.
Plus qu’une équipe de course
Pour les fondateurs de la Team Monaco, l’E1 Series n’est qu’un premier chapitre. L’ambition est de construire une véritable identité autour de cette équipe, capable de s’étendre à d’autres disciplines innovantes comme le sim racing, de la simulation de course de bateaux, dont une équipe devrait voir le jour l’an prochain, tout en portant les valeurs d’innovation et de transition énergétique de la Principauté. L’équipe souhaite également intervenir dans les établissements scolaires de la Principauté pour sensibiliser les élèves aux technologies maritimes de demain.
L’objectif est aussi de raconter cette aventure au-delà du cercle des initiés. À l’image de Drive to Survive, la série produite par Netflix autour de la Formule 1, les dirigeants espèrent que des formats immersifs permettront demain de faire découvrir les coulisses, les pilotes et les enjeux de l’E1 Series au grand public.
Porter les couleurs de Monaco
La Team Monaco ne veut pas être un simple projet d’une saison. « Quand on crée un projet comme celui-ci, ce n’est pas pour un an. Nous pensons déjà à l’année prochaine et à celle d’après », explique Chris Taylor. À la différence d’autres équipes du championnat soutenues par des personnalités connues comme Didier Drogba, Will Smith ou Rafael Nadal, la Team Monaco mise sur son identité territoriale. « Notre célébrité, c’est Monaco, sourit Maxime Nocher. Quand on porte ces couleurs, on a le sentiment que tout le pays est derrière nous. »
Ce dernier occupe une place particulière au sein de la Team Monaco : celle de pilote, mais aussi de cofondateur du projet. Une position qui lui permet de participer aux choix stratégiques tout en restant pleinement impliqué dans la compétition. « Nous sommes la seule équipe du plateau avec un lien presque de famille. Quand je suis avec eux dans le paddock, je ne suis pas leur patron mais un pilote ». Pour l’accompagner, il a choisi la jeune pilote Oban Duncan, séduite par son potentiel mais aussi par son ouverture d’esprit. « Je voulais quelqu’un qui soit prêt à essayer des choses, à apprendre, et qui n’arrive pas avec des certitudes », explique-t-il. Une complémentarité qui permet au duo d’apporter deux approches différentes du pilotage et de progresser ensemble.



