Originaire du Sud-Est, Isabelle Mounier a ouvert, à Sarlat, Les Pépites d’Isa où elle propose des desserts provençaux revisités avec des produits de Dordogne. Professeure de français et d’italien, brocanteuse, vendeuse, céramiste et aujourd’hui pâtissière, la patronne des Pépites d’Isa a vécu mille vies avant d’ouvrir, en avril, sa boutique au 16, avenue Gambetta.
Un parcours riche et varié
« Je suis arrivée ici en 2016, dévoile-t-elle. Tout simplement parce que ma fille voulait absolument faire option cinéma au lycée. » Au départ, celle qui est Provençale d’origine ne comptait pas forcément s’installer durablement en Dordogne. « Mais j’ai rencontré mon compagnon qui est d’ici, alors, je suis restée », sourit-elle.
La tradition des 13 desserts de Noël
De sa Provence natale, Isabelle Mounier a rapporté quelques savoir-faire, à commencer par la tradition des 13 desserts de Noël. Parmi ceux-ci, on trouve les calissons, ces petites confiseries à base de pâte de fruits de melon confit (ou d’autres fruits confits) et d’amandes broyés ensemble, dont la création remonterait au XVe siècle. « Un jour, en rentrant en Provence, j’ai retrouvé une vieille amie. Elle faisait des calissons et allait partir à la retraite. J’ai trouvé dommage que ce savoir-faire se perde, alors je me suis formée. »
Une transmission de savoir-faire
En matière de pâtisserie, les recettes se transmettent de façon confidentielle entre professionnels. Isabelle Mounier a pu bénéficier des trucs et astuces de son amie, seulement une fois devenue « calissonière ». De retour dans la sous-préfecture de la Dordogne, elle a appliqué à la lettre les conseils venus de Provence, tout en y ajoutant sa touche personnelle pour obtenir des calissons aux saveurs plus locales.
« J’ai trouvé dommage que ce savoir-faire se perde, alors je me suis formée », insiste-t-elle.
Une fusion entre Provence et Périgord
Dans son atelier sarladais, Isabelle Mounier a cherché à marier la Provence – où les saveurs traditionnelles sont la fleur d’oranger, le melon confit et, bien entendu, la pâte d’amande – et le Périgord. On retrouve donc des calissons à la noisette, à la noix, ou encore à la châtaigne. « J’ai testé la crème de marrons, mais c’est compliqué à travailler », explique-t-elle.
Une touche d’originalité : la truffe noire
Pour l’instant, la commerçante propose huit calissons différents ainsi que des gâteaux que l’on peut déguster dans la salle, en buvant un thé ou un café, « entre amis ou même seul. J’ai même piqué les BD de mon frère pour que les gens puissent s’isoler s’ils en ont envie ». En ce qui concerne les saveurs, la calissonière peut en faire à la demande, comme la lavande. Et elle se lance dans le calisson à la truffe noire. « L’avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’en mettre beaucoup, note-t-elle. Même en cette saison. La truffe stockée dans l’huile de pépins de raisin conserve beaucoup de goût. »
Et Isabelle Mounier tient à préciser : « Je fais tout toute seule. Et ça prend beaucoup de temps. »
Plus de renseignements sur le site Internet terres-d-accueil.com.



