Porto Rico : un chasseur capture 16 caïmans en une nuit, une prise record
Porto Rico : 16 caïmans capturés en une nuit, record

José « Gongo » Morales, célèbre chasseur de caïmans à Porto Rico connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Gongo Fishing PR, a récemment témoigné auprès du média local Primera Hora. Il a déclaré avoir attrapé, en une seule nuit, 16 caïmans à Vega Baja, contre « cinq ou six d’ordinaire ».

Une prolifération inquiétante

Cette prise exceptionnelle témoigne de la prolifération de l’animal sur l’île des Caraïbes. Pour « Gongo », celle-ci serait due à une réduction de la chasse au caïman par les habitants, alors même que l’espèce n’a aucun prédateur sur l’île, rapporte Courrier International, qui relate cette histoire.

Encourager la consommation de viande de caïman

Pour encourager la chasse de cette espèce invasive qui attaque les poules et déséquilibre l’écosystème, « Gongo » suggère d’utiliser leur viande en tant que nourriture. « La viande d’alligator est vraiment délicieuse, selon la façon dont elle est préparée, assure-t-il. J’en ai mangé de toutes sortes : en fricassée, avec des oignons, à la sauce à l’ail, en nuggets. J’adore ça. »

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Certains habitants consomment déjà cette viande, puisqu’il existe même un festival gastronomique consacré au caïman dans la région de Vega Baja, mais « à leur propre risque », prévient Nelson Cruz, sous-secrétaire du département des ressources naturelles et de l’environnement (DRNA) et commissaire du corps des gardes forestiers.

Une régulation nécessaire

Ce dernier a indiqué être en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et le ministère de la Santé pour traiter cette question de la prolifération des caïmans, et de la commercialisation de leur viande, qui nécessitera des autorisations afin de « manipuler la viande correctement et de garantir l’absence de bactéries ».

En Floride et en Louisiane, la consommation de caïman est régulée, ce qui devrait faciliter l’adoption d’un règlement sanitaire à Porto Rico, État libre associé des États-Unis, rappelle Courrier International. Même si pour le moment, selon une consultation réalisée par Primera Hora, 65 % des Portoricains affirment qu’ils n’en mangeront sous aucun prétexte.

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