Une pétition pour rendre le Nutri-Score obligatoire recueille 57 000 signatures
Le texte a reçu le soutien de 79 organisations du secteur de la santé et 33 associations de consommateurs et de patients. Une proposition de loi soutenue par plusieurs groupes politiques appelle déjà à rendre cet étiquetage obligatoire.
Mis en place en 2017 en France sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, le Nutri-Score classe les produits alimentaires de A à E.
Un outil « efficace pour améliorer l’état nutritionnel de la population », souligne le texte. Une pétition pour rendre obligatoire le Nutri-Score en France, qui a recueilli près de 57 000 signatures, a reçu le soutien de l’Académie nationale de médecine, de 45 sociétés savantes et de 33 associations citoyennes, ont annoncé mardi plusieurs de ses promoteurs.
Au total, ce sont « 79 structures impliquées dans le domaine de la santé » qui ont décidé d’apporter leur soutien à la pétition, postée sur le site de l’Assemblée nationale et lancée par des scientifiques à l’origine du Nutri-Score.
Elle estime que, « dans un contexte d’augmentation continue du surpoids et de l’obésité », « l’État français a le devoir de prendre toutes mesures visant à préserver et promouvoir la santé publique ».
33 associations de consommateurs et de patients
« Dans la situation actuelle où le Nutri-Score n’est pas obligatoire, certains grands groupes agro-alimentaires refusent de l’afficher sur leurs produits (…) Cette situation constitue donc une perte de chance pour les citoyens français. Ceci justifie qu’il soit rendu obligatoire », ajoutent les signataires.
Parmi les 45 sociétés professionnelles soutenant la pétition se trouvent la Société française de nutrition, la Société francophone du diabète et la Société française du cancer. Les 33 associations de consommateurs et de patients comptent notamment parmi elles l’UFC Que Choisir et 60 millions de consommateurs, la Ligue contre le cancer, Foodwatch…
En place dans six autres pays européens
Cette mobilisation marque « l’expression de professionnels ayant une expertise légitime à s’exprimer par rapport aux problématiques de santé et de prévention des maladies chroniques », souligne le communiqué. Cela marque aussi « l’acceptation sociétale et la volonté des citoyens à avoir accès à une information » les aidant « à améliorer leur santé », ajoute le texte.
Une proposition de loi, soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l’Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-Score, « un outil de prévention simple, français et efficace », selon la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte. Mis en place en 2017 en France, sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, cet étiquetage classe les produits alimentaires de A à E, selon leur composition et leurs apports nutritionnels.



