Des températures toujours trop élevées dans les écoles de Montpellier
Alors que la fin du mois de mai 2026 est marquée par des fortes chaleurs, le collectif « Une école, un avenir » tire la sonnette d'alarme sur les conditions thermiques dans les établissements scolaires de Montpellier. Dans un communiqué, il déplore « des conditions toujours insuffisantes pour enfants et agents » malgré les mesures annoncées par la municipalité l'année précédente.
« Des annonces réelles de la Ville de Montpellier, mais un écart persistant avec le terrain », résume le collectif. L'an dernier, des relevés avaient atteint 38 °C à l'école maternelle Chaplin, dans le quartier Saint-Eloi. Et cette année, les remontées sont sans équivoque : « À 8 heures du matin, il fait déjà 30 à 31 °C dans certaines classes, jusqu'à 32 °C dans d'autres bâtiments. Une seule salle rafraîchie pour près de 300 élèves », dénonce-t-il.
Des classes à 9 °C l'hiver, une situation récurrente
Le collectif cite également un enseignant : « Nous avons une salle climatisée bloquée à 27 °C pour 12 classes. D'après plusieurs enseignants, il y fait déjà plus que les 27 °C régulés à distance par la mairie. On nous demande d'être vigilants, sans que rien réellement ne soit fait. Personne ne vient constater sur place les conditions. »
Une mère d'élève de CM1 à l'école élémentaire Dickens (quartier des Aiguerelles) rappelle que le problème n'est pas nouveau : « Cette situation fait malheureusement écho au mail au retour des vacances de Noël, nous informant que les enfants étaient accueillis dans des classes à 9 °C avec des radiateurs froids. Ces conditions sont inadmissibles pour les enfants comme pour les enseignants. »
Des dispositifs jugés insuffisants
Selon le collectif, « une salle rafraîchie par établissement ne permet pas de répondre aux besoins lorsqu'elle concerne plusieurs centaines d'élèves. Les ventilateurs ou adaptations ponctuelles ne suffisent pas face à des températures très élevées. Certains projets annoncés, notamment de végétalisation, restent à l'arrêt dans plusieurs écoles, dont Morisot (Arceaux) et Diderot (Prés d'Arènes). »
Le collectif pointe également un « problème majeur : l'absence de transparence sur les températures réellement subies dans les classes ». Il demande que soient rendus obligatoires et officiels, dès le niveau alerte jaune canicule, le relevé des températures dans chaque classe à 8 h 30 et 13 h 30, leur affichage visible à l'entrée de l'école, et leur consignation dans le registre RSST.



