Pendant deux jours, les vendredi 15 et samedi 16 mai, la troisième édition de l'Épaulée libournaise a été un lieu de rencontre entre vignerons et consommateurs, alliant découverte et convivialité. « L'Épaulée libournaise veut rapprocher les vignerons et les consommateurs. L'objectif est atteint. Les rapports entre les deux ont parfois été difficiles, le vin étant parfois présenté comme une œuvre d'art. Ici, ce n'est pas le cas, il est un produit accessible. La découverte se fait d'une manière décomplexée et dans un esprit convivial », confie Xavier Magen. Attablé avec une bande d'amis, l'homme savoure, en ce samedi midi, un vin blanc et l'instant. Il rend au passage hommage à Benjamin Rolland, patron du restaurant Le Zinc Authentique et instigateur de la manifestation.
Une organisation aux multiples vertus
On ne saurait mieux définir cette organisation qui a plusieurs vertus. Tout d'abord, permettre aux gens qui n'ont pas forcément l'habitude de se rendre sur les propriétés de découvrir les vins de Bordeaux en discutant en toute simplicité avec celles et ceux qui les produisent. Ensuite, donner une image positive et pourquoi pas nouvelle de ces nectars bordelais et par là même offrir une bouffée d'oxygène aux vignerons. Et enfin, animer d'une manière sympathique le centre-ville de Libourne, entre la place Surchamp et la rue Fonneuve.
Les exposants satisfaits
Si les amateurs de vin étaient satisfaits, le son de cloche était sensiblement le même du côté des exposants, notamment ceux qui venaient là pour la première fois. C'était le cas de Céline Lauret, présentant les cuvées des vignobles Alain Pascal (Lussac-Saint-Emilion, Puisseguin-Saint-Emilion, Bordeaux, crémant). « C'est une amie et le bouche-à-oreille qui m'ont conseillé de venir là. C'est sympa, et ça a bien fonctionné dès vendredi soir. Nous avons de bons retours, les gens sont curieux de découvrir les vins, ils s'intéressent. C'est réjouissant de voir que la population locale revient vers les bordeaux, qu'elle se rend compte qu'on produit de belles choses », indique-t-elle. On est loin ici du triste « Bordeaux bashing ».
« On sait qu'on ne va pas faire des ventes incroyables mais l'important est de gagner en visibilité. C'est chouette qu'un événement comme ça se déroule chez nous », confirme Dorothée Boyé, au stand du château Passe Craby, producteur de bordeaux supérieur à Galgon.



