Dans un communiqué, la maire de Hyères, Véronique Bernardini, annonce engager « un travail de fond pour mieux encadrer certaines pratiques liées à la vente et à la protection des animaux sur le territoire communal ». Cette volonté, évoquée lors de la campagne municipale, se concrétise « à la suite de plusieurs signalements concernant l’organisation d’un salon de vente de chiots et de chatons ».
Un salon annulé
Prévu le week-end dernier à l’hippodrome de la plage d’Hyères, ce salon a été annulé. Signe que le sujet est actuellement sensible, d’autres salons dans la région viennent de connaître le même sort. « J’ai pris l’initiative d’alerter la Société Hippique du Var sur les enjeux soulevés par ce type de manifestation : achats impulsifs, conditions de bien-être animal, responsabilité des organisateurs et nécessité d’une vigilance accrue sur ces sujets », explique Véronique Bernardini. « Pour notre municipalité, cette situation dépasse le seul cadre de ce salon. Elle s’inscrit dans une volonté plus large de construire une politique municipale cohérente et responsable en matière de condition animale. »
Une politique municipale renforcée
La maire ajoute avoir désigné Nathalie Bruno comme conseillère municipale déléguée à la condition animale. Elle précise que la mairie a par ailleurs « engagé plusieurs réflexions et travaux », en particulier sur l’encadrement des événements impliquant des animaux, le fonctionnement de la fourrière municipale ou la stérilisation des chats. « La protection animale constitue aujourd’hui un sujet de société majeur, qui appelle des réponses sérieuses, pragmatiques et équilibrées, fondées à la fois sur la responsabilité, la prévention et le respect du vivant », estime Véronique Bernardini.
Cette décision vise à éviter les achats compulsifs devant d’irrésistibles boules de poils, la ville annonçant montrer les dents. La protection animale devient ainsi une priorité locale, avec des mesures concrètes pour encadrer les ventes et sensibiliser le public.



