Geely Starray EM-i : un SUV chinois spacieux et bien équipé à prix serré
Geely Starray EM-i : SUV chinois spacieux et bien équipé

Le Starray mesure 4,74 m de long, pour 1,91 m de large et 1,69 m de haut : c’est en tous points supérieur au Volvo XC60, son lointain cousin. Côté style, rien de nouveau sous le soleil comme on en a désormais l’habitude avec les SUV chinois : c’est classique, sans fausse note pour autant, avec, comme à l’habitude, une carrosserie galbée et des feux avant et arrière reliés entre eux par un bandeau lumineux. À bord aussi, la planche de bord tout à l’horizontal ne joue pas la carte de l’originalité. Elle est coiffée d’un combiné d’instrumentation conducteur de 10,2 pouces et d’une dalle tactile de 15,4 pouces qui a le mérite de ne pas concentrer toutes les fonctions usuelles, confiées ici à quelques boutons et à une molette bien pensée, qui permet facilement de permuter entre le contrôle du multimédia et de la ventilation.

Aussi spacieux et pratique que bien équipé

Les matériaux sont flatteurs quasiment partout, et la dotation en équipements complète dès l’entrée de gamme, incluant notamment de série des sièges avant électriques et chauffants, la climatisation automatique, le régulateur de vitesse adaptatif, une caméra 360°, un volant chauffant, des rétroviseurs électriques, et une compatibilité Apple CarPlay/Android Auto. Le Starray se démarque aussi par ses aspects pratiques : l’espace arrière est royal tant en profondeur qu’en hauteur, et l’absence de tunnel de servitude rend la place du milieu tout aussi confortable. Si le coffre a une capacité quelconque, à 528 litres, rabattre la banquette arrière permet d’envisager un volume utile de 2.065 litres.

Une jolie fiche technique mais un comportement quelconque

Avant de vous donner nos premières sensations distillées à son bord, coup d’œil rapide à sa fiche technique. Le système hybride rechargeable du Starray EM-i développe au total 262 ch. Au choix, les batteries de 18,4 kWh (Pro et Max) ou 29,8 kWh (Max+) permettent d’envisager une autonomie théorique de 82 km et 136 km respectivement en cycle WLTP. La recharge de 30 à 80% se fait en 20 minutes sur chargeur rapide pour la première (30 kW), et en seulement 16 minutes pour la seconde (60 kW).

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Malgré toutes les belles cases qu’il coche, le Geely est un SUV avant tout pragmatique, qui ne procure guère d’émotion au volant. Sa puissance moyenne et son poids élevé (1,7-1,8 tonne) le destinent à un usage feutré, sans velléités dynamiques. L’amortissement et la direction sont calibrées assez durement ce qui est un bon point, mais dès qu’on quitte la douce sérénité d’une ligne droite, le véhicule vous ballote exagérément, incapable de cacher son encombrante prise de roulis. Quand les ronds-points s’enchaînent, cela devient vite désagréable !

Un SUV pragmatique au rapport qualité-prix séduisant

Sans révolutionner le genre, ceci est en définitive un modèle bien conçu dans son ensemble, qui ne néglige pas les aspects pratiques, s’affiche à un tarif serré (à partir de 34.990€), et avance de beaux chiffres d’autonomie, de vitesse de charge et de consommation (16,7 kWh/100 km seulement durant notre essai). Il se révèle cela dit assez pataud à l’usage et nécessite encore quelques ajustements techniques. Mais les marques chinoises apprennent vite et bien, aussi, et on peut en être sûrs que ces erreurs de jeunesse devraient être corrigées très rapidement…

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