Un concept innovant pour inclure son chien dans son mariage
« Et si votre chien participait au plus beau jour de votre vie ? » C’est avec ce slogan que Morgane Passani, 32 ans, originaire de Fréjus, et Éline Lamouche, 29 ans, d’Antibes, ont lancé leur activité de préparation des animaux de compagnie à participer au mariage de leurs propriétaires. Leur service, baptisé « dog wedding », rencontre un succès croissant dans le Var et les Alpes-Maritimes.
Une idée née d’une expérience personnelle
Morgane Passani s’est mariée en septembre dernier. Son teckel, Marley, a porté les alliances dans une boîte attachée sur son dos lors de la cérémonie. Cette auxiliaire vétérinaire a alors réalisé que ce service n’existait pas et a créé son autoentreprise Pattes en balade 83. « Et ça a très vite marché », confie-t-elle. Dans les Alpes-Maritimes, son amie Éline Lamouche, également auxiliaire vétérinaire, a fondé Éline Petssitting. « Je m’occupe plus particulièrement des chiens de catégorie, je les rends dociles en travaillant avec eux », explique la jeune femme.
Des formations sur mesure pour les animaux
Depuis le lancement de leur activité « dog wedding », les deux entrepreneuses ont participé à une quinzaine de mariages. La formation dure entre une et six semaines, selon le profil de l’animal, avec des rendez-vous de 2 à 3 heures. « On a nos techniques pour les apprivoiser, le biscuit écrasé dans la main marche très bien », sourit Morgane. Différentes formules sont proposées, à partir de 35 euros/heure pour la garde du chien le jour de la cérémonie, jusqu’à 649 euros pour le « pack premium » incluant la journée complète, le transport, la gestion totale du chien, la cérémonie et les accessoires.
Un marché de niche sans concurrence
Sur ce marché de niche « sans concurrence » dans le Var et les Alpes-Maritimes, les deux associées ont de l’ambition. La saison des mariages s’étend de Pâques à la Toussaint, avec en plus les « mariages d’hiver » en plein boom. Les demandes affluent. « La chose la plus extravagante ? On nous a demandé que ce soit le hamster du couple, Rufus, qui porte les alliances ! Mais on a refusé, car c’est un animal trop cardiaque », assume Morgane. « En fait, on accepte toutes les demandes à condition que cela respecte la sécurité et le bien-être animal », formule Éline. « On a tous les codes, on sait travailler avec les animaux, on respecte leur nature et on sait les canaliser. »
Des professionnelles qualifiées
Morgane et Éline sont titulaires de l’ACACED, formation obligatoire pour toute personne exerçant une activité en lien avec les animaux domestiques, du diplôme d’auxiliaire vétérinaire, et de la formation Transport Animaux Vivants (TAV). « On est aussi enquêtrices pour la Fondation 30 millions d’amis pour la défense et la protection des animaux », précisent-elles. La plupart des demandes concernent les chiens. « Ils font maintenant partie intégrante d’une famille. » À leurs pieds, Texas, un berger australien de 4 ans, jouera un rôle majeur le 13 juin à Roquebrune-sur-Argens : il portera les alliances, coiffé d’un béret écossais. « Il écoute et donne la patte avant même qu’on lui demande, c’est très facile avec lui ! »
Des défis et des perspectives
Pour les deux auxiliaires vétérinaires, « le plus difficile à gérer ce sont les enfants et les adultes qui ont un peu bu… Les chiens, eux, ne posent pas de souci. On gère mieux les chiens que les humains ». Leur activité a fonctionné jusqu’à présent par le bouche à oreille, générant 20 000 euros de chiffre d’affaires en quelques mois. Le duo souhaite désormais communiquer davantage pour se faire connaître. L’investissement est minime : 2 000 euros pour la publicité et les accessoires, sans local ni charges fixes. « On vend notre savoir-faire et nos services, et en plus on a la chance de travailler en extérieur, dans des domaines magnifiques. Notre but est de faire ce métier à plein temps, c’est un rêve à atteindre pour nous. »



