Brigitte Lahaie, figure bien connue du paysage médiatique français, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé 50 nuances de bonheur, paru aux éditions Fayard. Dans ce livre, l'animatrice de Sud Radio, reconnue pour son expertise sur les relations homme-femme, explore les multiples facettes de la quête du bonheur. Mais la sortie de ce livre n'a pas été de tout repos pour elle, car elle a dû répondre à des questions brûlantes sur l'affaire Bruel, qui a secoué le monde du spectacle récemment. L'ouvrage aborde également, dans un chapitre dédié, le mouvement #MeToo.
Une prise de position nuancée sur #MeToo
Invitée sur le plateau du Buzz TV, Brigitte Lahaie s'est exprimée avec franchise à propos de #MeToo. Elle a déclaré : « #MeToo, c'est formidable. Je pense que c'est très, très bien. C'est la première fois dans l'humanité qu'on dit qu'une femme n'est pas toujours consentante, ce qui est vrai. Moi je n'ai pas toujours été consentante. » Elle qualifie ce mouvement de révolution indispensable, mais elle en déplore certains excès. Selon elle, la présomption d'innocence est mise en danger, notamment dans l'affaire Bruel, où le chanteur a vu ses chansons déprogrammées de certaines radios et a dû annuler plusieurs concerts.
« Laissons faire la justice »
À propos de l'affaire Bruel, Brigitte Lahaie a tenu à préciser : « Elles sont peut-être bien victimes et je ne pense pas que Patrick Bruel soit un prince charmant. On est bien d'accord. Mais il y a une vérité et une autre vérité : laissons faire la justice. La présomption d'innocence est vraiment mise en danger dans ces situations-là. On le tue médiatiquement avant même qu'il soit déclaré coupable. » Elle estime qu'il est crucial de laisser la justice suivre son cours, sans condamnation préalable dans l'opinion publique.
Inquiétude pour la génération Z
Brigitte Lahaie s'est également montrée préoccupée par les conséquences de #MeToo sur les jeunes générations. Elle observe que « la génération Z, où les jeunes hommes n'osent plus séduire, je dis bien séduire, je ne parle même pas de draguer, et que les jeunes femmes considèrent qu'elles n'ont plus besoin d'homme, je ne sais pas où on va. » Pour elle, ce malaise trouve ses racines dans une libération sexuelle qui aurait été un raté, brouillant les repères amoureux et relationnels. Elle s'interroge sur l'avenir des relations entre hommes et femmes dans ce contexte.



