La nature reprend ses droits… le temps d’un week-end. Les 25 et 26 avril, le festival des 48 heures de l’agriculture urbaine revient pour une nouvelle édition, portée par le Collectif varois pour l’agriculture urbaine. Ce rendez-vous national, décliné localement depuis cinq ans, transforme la ville en terrain d’expérimentation végétale et citoyenne.
Un événement pour reconnecter citadins et nature
« L’idée, c’est d’inviter tous les citadins à prendre connaissance, voire à participer à des projets liés aux agricultures urbaines », explique Marine Briand, chargée de coordination et co-organisatrice de l’événement. Jardins partagés, cultures sur les toits ou reconversion d’anciens espaces bétonnés : toutes les formes d’agriculture en ville ont leur place. Derrière ce rendez-vous convivial se cache un enjeu bien réel. Dans des espaces urbains souvent minéraux, ces initiatives permettent de recréer des îlots de fraîcheur, de favoriser la biodiversité et de retisser du lien social. « Cultiver la ville pour la rendre plus fertile », résume simplement Marine Briand.
Programme riche et participatif
Le festival s’ouvrira dès vendredi soir au jardin d’Orvès avec une soirée d’échanges entre porteurs de projets, habitants et élus. Objectif : faire dialoguer les acteurs du territoire et encourager l’émergence de nouvelles initiatives. Plusieurs intervenants partageront leurs expériences, à l’image de collectifs engagés dans des jardins nourriciers ou de projets pédagogiques dans les écoles. Tout au long du week-end, conférences, balades urbaines et ateliers rythmeront le programme. Samedi, une conférence sur les jardins nourriciers et une promenade dédiée à la végétalisation participative permettront d’explorer concrètement ces nouvelles façons d’habiter la ville. Dimanche, une causerie au jardin de Baudouvin abordera la transformation des cours d’école en espaces plus verts et vivants.
Un levier d’action pour une ville durable
Au-delà de la sensibilisation, l’événement se veut aussi un levier d’action. En fédérant associations, professionnels et habitants, il contribue à faire émerger des projets concrets : jardins collectifs, compostage urbain, fermes urbaines. Autant d’initiatives qui participent à une ville plus durable et plus solidaire. Dans un contexte de réchauffement climatique et de transformation des modes de vie, ces démarches apparaissent comme des réponses locales à des enjeux globaux. « On peut manger local, de saison, et même le produire soi-même », souligne Marine Briand. Un message simple, mais porteur d’avenir.
À Toulon, ce week-end, il suffira parfois de mettre les mains dans la terre pour commencer à changer la ville. Rendez-vous sur le site www.les48h.com/toulon pour le programme complet.



