Jean-Marc Governatori, adjoint au maire de Nice délégué à l'Environnement, a dévoilé un projet ambitieux : transformer les 100 000 balcons de la ville en potagers urbains. Présenté le 1er juin 2026 devant une cinquantaine d'« ambassadeurs du végétal », ce plan vise à encourager les habitants à cultiver leurs propres plantes potagères.
Un projet en plusieurs étapes
Pour lancer l'initiative, Jean-Marc Governatori prévoit de faire don de 100 bacs de culture à une association, fournis par une jardinerie partenaire. Ces bacs seront distribués aux 100 premiers volontaires niçois. L'objectif est de « créer des vocations » et de montrer l'exemple. Parallèlement, une formation maraîchère de deux jours serait proposée aux citoyens intéressés. Selon l'élu, cette démarche vise à renforcer l'autonomie alimentaire du territoire et à élaborer « une politique alimentaire digne ».
Des critiques sur la faisabilité
Le projet n'a pas convaincu tous les participants. Certains ambassadeurs d'associations environnementales ont souligné des obstacles pratiques. Une participante a expliqué : « Ce n'est pas sur tous les balcons que nous pourrions faire pousser des plantes. Lorsqu'il y a la canicule, je n'arrive pas à faire pousser certaines espèces. » D'autres ont évoqué des contraintes techniques liées aux immeubles anciens : « Certains bâtiments sont construits avec du fer forgé et des dalles de marbre et ne peuvent pas supporter des charges trop importantes. »
Une formation jugée insuffisante
La formation maraîchère de deux jours a également été critiquée. Une fille de maraîchers a déclaré : « J'aimerais devenir maraîchère, comme mes parents. Pour les formations, c'est minimum deux ans, il y a tellement de notions à connaître. Deux jours ne suffiraient pas. » Ces remarques montrent que le projet, bien que séduisant sur le papier, se heurte à des réalités pratiques et techniques.



