À Montregard, en Haute-Loire, dans le hameau de Marnhier, le réseau d’assainissement collectif n’est jamais arrivé. Andrew Reynolds, un ingénieur lyonnais, a refusé d’installer une fosse septique classique lors de ses rénovations et a opté pour une solution écologique : une station individuelle de phytoépuration par les roseaux, installée depuis la fin mai.
Un système simple et naturel
La station, d’une surface de 12 m², est conçue pour six personnes. Les eaux usées de la maison (toilettes, cuisine, salle de bains) se déversent sur un filtre composé de sable et de plusieurs couches de cailloux. « Les matières s’arrêtent à la surface et l’eau traverse », explique Kelly Ducloux, dirigeante de l’entreprise Hydrorestore, qui a réalisé les travaux en seulement quatre jours. Les bactéries présentes autour des racines des roseaux digèrent les résidus, qui deviennent des éléments minéraux assimilables par les plantes.
Entretien minimal et avantages
Contrairement à une fosse septique classique, aucun vidangeur n’a besoin d’intervenir tous les quatre ans. Le propriétaire peut récupérer lui-même le résidu dégradé. L’entretien se limite à tailler les roseaux une fois par an et à évacuer complètement le compost tous les dix ans. Ce système s’adresse principalement aux habitations des zones rurales et périurbaines disposant d’un terrain d’au moins 500 m².
Coût et perspectives
Le modèle installé coûte 15 000 euros pour six personnes. Selon Kelly Ducloux, « on peut concevoir des stations de deux à 20 personnes. Mais pour 20, ce ne sont pas des projets classiques. En moyenne, on va plutôt chiffrer des stations entre 12 000 et 17 000 euros ». Cette technologie offre une alternative durable et écologique pour les zones non raccordées au réseau collectif.



