Strasbourg : le local de campagne de la maire écologiste Jeanne Barseghian vandalisé par des tags haineux
Strasbourg : local de Jeanne Barseghian tagué par l'extrême droite

Strasbourg : le local de campagne de la maire écologiste Jeanne Barseghian vandalisé par des tags haineux

Le local de campagne de la maire écologiste de Strasbourg et candidate à sa propre succession, Jeanne Barseghian, a été la cible d'actes de vandalisme dans la nuit de jeudi à vendredi. Des tags haineux, incluant des slogans tels que « ici c'est la France » et « à mort les traîtres », ont été découverts sur les murs du bâtiment. L'équipe de campagne a immédiatement annoncé son intention de porter plainte, qualifiant ces inscriptions de menaces de mort clairement liées à l'extrême droite.

Des menaces intolérables dans un contexte électoral tendu

Dans un communiqué officiel, l'équipe de Jeanne Barseghian a souligné que ces slogans « s'inscrivent clairement dans le registre de l'extrême droite et constituent des menaces de mort ». La maire-candidate elle-même a réagi avec fermeté, déclarant : « Ces menaces et dégradations sont intolérables. L'extrême droite n'avance plus masquée, elle se montre au grand jour et menace directement celles et ceux qui portent sincèrement les valeurs de démocratie, de droits humains et de vivre-ensemble. »

Un climat politique de plus en plus inquiétant à Strasbourg

Cet incident s'inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes à Strasbourg. Mercredi, un autre candidat pressenti, Cem Yoldas, ancien porte-parole du mouvement antifasciste la Jeune Garde, a annoncé renoncer à conduire une liste d'extrême gauche. Il invoque les menaces de mort dont il se dit victime, notamment depuis l'agression mortelle à Lyon du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Jeanne Barseghian a exprimé sa solidarité envers Cem Yoldas, malgré leurs divergences politiques, soulignant ainsi l'importance de l'unité face à la montée des violences politiques. Actuellement en deuxième position dans les sondages derrière l'ancienne maire et ministre socialiste Catherine Trautmann, la maire écologiste reste déterminée à défendre ses valeurs démocratiques.

Une plainte déposée et des appels à la vigilance

L'équipe de campagne a confirmé le dépôt d'une plainte pour ces actes de vandalisme et de menaces. Les autorités locales ont été alertées, et des mesures de sécurité renforcées pourraient être mises en place autour des locaux de campagne. Cet événement rappelle la nécessité de protéger les espaces démocratiques et de condamner fermement toute forme d'intimidation politique, qu'elle vienne de l'extrême droite ou d'autres factions extrémistes.

La situation à Strasbourg illustre les défis auxquels font face les candidats engagés dans des campagnes électorales de plus en plus polarisées, où la violence verbale et physique menace le débat démocratique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale