Sarcophage de Tchernobyl perforé par un drone russe : Greenpeace alerte sur les risques radioactifs
Sarcophage de Tchernobyl endommagé : risques radioactifs selon Greenpeace

Sarcophage de Tchernobyl endommagé : Greenpeace sonne l'alarme sur les risques radioactifs

L'organisation non gouvernementale Greenpeace a émis une mise en garde sérieuse ce mardi 14 avril 2026 concernant les dangers potentiels de rejets radioactifs sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Cette alerte intervient suite aux dommages infligés au sarcophage protecteur par des frappes russes survenues en 2025.

Une structure de confinement compromise

Les vestiges de la centrale, théâtre de la catastrophe de 1986, sont protégés par une double enveloppe. La première, un sarcophage interne construit à la hâte après l'accident, est recouverte par une seconde enveloppe externe moderne, appelée nouvelle enceinte de confinement. C'est cette structure métallique installée en 2016 qui a été perforée par un drone russe en février 2025.

Malgré des travaux de réparation entrepris par la suite, Greenpeace souligne dans un rapport rendu public que la fonction de confinement de la nouvelle enceinte n'a pas pu être pleinement rétablie. "Cela accroît le risque de rejets de radioactivité dans l'environnement, notamment en cas d'effondrement de l'enveloppe interne", a précisé l'ONG.

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Des conséquences potentiellement catastrophiques

Shaun Burnie, spécialiste nucléaire de Greenpeace Ukraine, a récemment déclaré à l'AFP : "Ce serait catastrophique car il y a 4 tonnes de poussière, de la poussière hautement radioactive, des granules de combustible et d'énormes quantités de radioactivité à l'intérieur du sarcophage."

Il a ajouté : "Et parce que la nouvelle enceinte de confinement ne peut pas être réparée en ce moment et ne peut pas fonctionner comme prévu, il existe un risque de rejets radioactifs."

Une situation dangereuse exacerbée par la guerre

Le directeur de la centrale, Sergiy Tarakanov, a qualifié la situation de très "dangereuse". Il s'est alarmé en déclarant : "Si une roquette tombe, non seulement dans l'enceinte de confinement mais à seulement 200 mètres, cela créera un impact externe semblable à celui d'un séisme."

Il a rappelé : "Et ce que l'accident de 1986 nous a montré, c'est que les particules radioactives ne connaissent pas de frontières."

Shaun Burnie a pour sa part affirmé : "Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, la Russie livre toujours une véritable guerre nucléaire aux peuples de l'Ukraine et de l'Europe."

Des réparations complexes et coûteuses

Selon Greenpeace, une déconstruction des éléments instables de l'enceinte interne est nécessaire pour éviter un effondrement incontrôlé. Cependant, les travaux sont rendus extrêmement compliqués en raison du conflit en cours. Shaun Burnie a souligné que "des missiles russes sont toujours tirés au-dessus de Tchernobyl".

Le coût de la restauration de l'arche du sarcophage endommagé s'élèverait "aux alentours de 500 millions d'euros", selon une estimation du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot en mars 2026.

L'Ukraine accuse régulièrement la Russie de viser délibérément le site de Tchernobyl depuis le début de l'invasion en 2022. Les frappes de 2025 ont endommagé la structure qui protège le sarcophage historique, augmentant les risques environnementaux dans une région déjà marquée par l'une des pires catastrophes nucléaires de l'histoire.

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