Trump pilotera « The Beast » lors du Freedom 250 Grand Prix à Washington
Trump pilotera « The Beast » au Freedom 250 Grand Prix

Le président américain Donald Trump pilotera sa limousine blindée « The Beast » dimanche lors du « Freedom 250 Grand Prix », une course IndyCar inédite organisée au cœur de Washington. Cet événement clôturera l'été de célébration des 250 ans des États-Unis, dont le président est à la fois le metteur en scène et le premier rôle.

Une course inédite au cœur de la capitale

L'événement est géré par les organisateurs du championnat d'IndyCar, la discipline phare du sport automobile aux États-Unis, souvent comparée à la Formule 1 mais qui possède ses propres caractéristiques. La course la plus célèbre de ce championnat est les 500 miles d'Indianapolis.

25 bolides, avec des pointes de vitesse attendues à 185 miles par heure (plus de 295 km/h), fonceront au cœur de la capitale américaine, une première. Le circuit de 1,7 miles (2,8 km environ) aura pour toile de fond des monuments emblématiques tels que l'obélisque du Washington Monument ou la coupole immaculée du Capitole, siège du Congrès.

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Un spectacle patriotique attendu

Les coureurs feront 147 tours, pour une distance totale de 400 kilomètres, pendant environ trois heures. Pour Kim Harrison, enseignante à la retraite venue spécialement de Californie, « c'est un événement unique dans une vie ». Elle n'a jamais assisté à une compétition d'IndyCar. De son côté, Neva Hoover, propriétaire d'un garage dans l'Ohio, prévoit un moment « tout simplement incroyable. Le spectacle, le son, les odeurs. Ce sera merveilleux ».

Depuis plusieurs jours déjà, les barrières de sécurité et les estrades sont mises en place en bordure de plusieurs artères au centre de Washington, un chantier éphémère qui s'ajoute aux nombreux travaux de rénovation ou construction engagés dans la ville par Donald Trump. Il avait signé le 30 janvier un décret permettant d'organiser l'événement, qui célèbre un « sport intrinsèquement américain ».

Une extravagance patriotique

Pour célébrer cet anniversaire, Donald Trump n'a pas vraiment cherché à rassembler autour d'un récit patriotique unificateur, malgré une Amérique divisée. Cherchant la démonstration de puissance plus que l'émotion ou l'idéalisme, il a multiplié les survols assourdissants d'avions de combat, et se vante d'avoir fait tirer, « le plus grand feu d'artifice du monde », 850 000 fusées pendant 40 minutes, le 4 juillet, jour de fête nationale.

Le même jour, des hommes masqués ont défilé à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant « Reprenons l'Amérique ! ». Le président agitera le drapeau vert pour donner le coup d'envoi de la course, avant de conduire « The Beast », un spectacle à son image.

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