Un plan de 367 millions d'euros pour la ligne des Alpes du Sud
Le président de la SNCF, Jean Castex, est attendu ce mardi 5 mai à la gare de Briançon pour présenter un vaste plan de modernisation de la ligne ferroviaire des Alpes du Sud. Ce déplacement vise à mettre en avant le futur pôle d'échanges multimodal, destiné à faciliter les correspondances entre train, bus, voiture et vélo, selon La Marseillaise.
Ce chantier, d'un montant de 367 millions d'euros, s'inscrit dans le plan "Performance ferroviaire des Alpes du Sud", porté par l'État, la SNCF et la Région Sud. Il prévoit la modernisation de 280 kilomètres de voies ferrées ainsi que la rénovation de près de 80 ouvrages d'art. L'objectif affiché est de réduire le temps de trajet entre Briançon et Marseille, actuellement d'environ 4 heures 30, à 3 heures 40 à l'horizon 2030, notamment en vue des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver.
Des attentes locales centrées sur la fréquence des trains
Cependant, selon La Marseillaise, ces annonces ne répondent pas entièrement aux difficultés rencontrées par les usagers de la ligne. Sur cet axe, la question du temps de trajet n'est pas la principale préoccupation. Le manque de dessertes reste au cœur des critiques, avec seulement trois trains par jour dans chaque sens. Les horaires sont également jugés peu adaptés, limitant les allers-retours dans la journée. À cela s'ajoute la saturation régulière des rames, notamment après Gap, où les places assises se font rares.
Un projet scruté à l'approche des JO 2030
Plusieurs collectifs d'usagers s'inquiètent également d'un projet qui pourrait être pensé en priorité pour les Jeux olympiques d'hiver 2030, plutôt que pour les besoins quotidiens des habitants. Une concertation publique a été ouverte par la SNCF jusqu'au 29 mai afin de recueillir les avis des usagers. La visite de Jean Castex doit permettre de préciser les contours de ce projet et d'apaiser les craintes des riverains.
Sur le même sujet, rappelons que Jean Castex s'était déjà rendu à Saint-Chély-d'Apcher avec Carole Delga pour promettre de soutenir l'usine ArcelorMittal, et qu'il avait visité un chantier de sécurisation de la ligne des Cévennes en insistant sur la nécessité de maintenir en vie ces lignes anciennes. En Lozère, il avait également abordé les dossiers d'ArcelorMittal, du Malzieu et de La Bastide. Enfin, à Montpellier, le Groupe SNCF a récemment investi dans l'intelligence artificielle de confiance de Numalis.



