Le gouvernement signe une charte contre les violences sexistes dans les transports
Charte contre les violences sexistes dans les transports signée

Une charte gouvernementale pour lutter contre les violences sexistes dans les transports

Le gouvernement français a pris une initiative majeure en matière de sécurité dans les transports. Ce lundi, à la gare du Nord à Paris, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, et la ministre de l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, ont réuni l’ensemble des acteurs du secteur pour signer une charte commune destinée à lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans les réseaux de mobilité.

Une ambition claire pour une meilleure prévention

« L’ambition est claire : prévenir davantage, mieux détecter les situations à risque, améliorer la prise en charge des victimes, garantir que chaque signalement trouve une réponse concrète », précise un communiqué officiel. Cette charte, qui rassemble pour la première fois l’État, les collectivités, les opérateurs et le monde associatif, vise à harmoniser des actions jusqu’ici « conduites de façon parfois hétérogène », selon le ministère des Transports.

Faisant suite à l’annonce en décembre par Aurore Bergé du lancement d’un plan national de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les transports, elle s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Le texte prévoit d’abord de mieux qualifier et quantifier ces violences afin d’en objectiver l’ampleur et d’identifier les zones d’insécurité grâce à des marches exploratoires.

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Des solutions opérationnelles concrètes

Il entend aussi développer des solutions opérationnelles, parmi lesquelles la descente à la demande, le renforcement des dispositifs de signalement - notamment le numéro 3117, dédié aux agressions ou situations de harcèlement sur le réseau francilien - ou encore le déploiement d’équipes de médiation et de sûreté. Enfin, elle ambitionne de renforcer la formation et la sensibilisation des personnels, ainsi que la diffusion régulière de messages d’information.

Ce texte doit être signé par le Groupement des autorités organisatrices de transport, Régions de France, Île-de-France Mobilités, l’Union des transports publics et ferroviaires, la Fédération nationale des transports de voyageurs et l’Organisation des transporteurs routiers européens, aux côtés d’associations engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Une situation alarmante qui nécessite une action urgente

En amont de la signature, Philippe Tabarot et Aurore Bergé, accompagnés du ministre délégué à l’Intérieur Jean-Didier Berger, rencontreront les agents du Centre national de sûreté ferroviaire, aux côtés de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. Les chiffres récents soulignent l’urgence de cette initiative.

En 2024, 3 374 victimes de violences sexuelles dans les transports en commun ont été enregistrées dans toute la France par les services de police et de gendarmerie nationales, soit 6 % de plus qu’en 2023, et 86 % de plus qu’en 2016, selon une étude publiée en mars par l’Observatoire de la Mission interministérielle pour la protection des femmes. Les femmes restent les principales cibles, représentant 91 % des victimes, selon l’enquête du service statistique ministériel de la sécurité intérieure citée par l’Observatoire.

Cette charte commune marque donc une étape cruciale dans la mobilisation collective pour rendre les transports plus sûrs et plus respectueux de tous les usagers, en particulier des femmes qui sont les plus exposées à ces violences.

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