La grosse vague de chaleur qui frappe la France en cette fin de semaine, avec 26 départements placés en vigilance orange ce jeudi, perturbe une nouvelle fois le trafic ferroviaire. Face à des températures pouvant atteindre 40 °C dimanche 21 juin, la SNCF a décidé d'annuler 71 dessertes entre jeudi 18 et lundi 22 juin afin de prévenir tout risque de panne de climatisation.
Les lignes concernées par les annulations
Les suppressions concernent principalement les Intercités sur trois axes majeurs :
- Paris-Orléans-Limoges-Toulouse : 31 annulations
- Paris-Clermont-Ferrand : 19 annulations
- Bordeaux-Marseille : 21 annulations
Au total, cela représente entre un quart et un tiers des liaisons prévues sur ces lignes.
Les trains les plus vulnérables : Corail et TER
Bien que tous les trains grandes lignes soient équipés de climatisation, les modèles plus anciens, comme les Corail, sont moins résistants aux fortes températures que les rames récentes. La SNCF indique que certains TER pourraient également être supprimés au cas par cas, en accord avec les régions. « Leur conception ancienne ne leur assure pas la même robustesse », explique la compagnie, qui entend garantir la sécurité et le confort des voyageurs.
L'impact croissant des aléas climatiques sur le réseau
En 2024, les conditions météorologiques ont provoqué près d'un million de minutes de retard sur le réseau ferroviaire (978 000 en 2025). Selon la Cour des comptes, les vents forts et orages sont la première cause d'incidents (41 %), devant les pluies violentes (21 %), le givre et la neige (20 %), et les fortes chaleurs (12 %).
Les vagues de chaleur fragilisent les arbres en bord de voie, qui tombent plus facilement lors de tempêtes. La chaleur provoque également la dilatation des rails (risque de flambage, très rare) et des caténaires en cuivre, augmentant les risques d'incidents.



