L'Arabie saoudite a officialisé, le 24 août 2026, la signature de deux contrats majeurs pour le développement de ses infrastructures : l'un avec le groupe français CMA CGM pour l'expansion du port de Djeddah, l'autre avec Alstom pour la construction du métro de Riyad. Ces accords s'inscrivent dans le cadre du plan Vision 2030, qui vise à diversifier l'économie du royaume et à moderniser ses transports.
Un contrat stratégique pour le port de Djeddah
Le contrat signé avec CMA CGM porte sur le développement du port de Djeddah, principal hub maritime du pays sur la mer Rouge. Selon les termes de l'accord, le groupe français, troisième armateur mondial, sera chargé de moderniser et d'étendre les capacités du terminal à conteneurs. Le montant du contrat n'a pas été divulgué, mais il s'agit d'un investissement significatif pour renforcer la position de Djeddah comme porte d'entrée commerciale vers l'Afrique et l'Asie.
Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie saoudienne de développer ses infrastructures logistiques pour soutenir sa croissance non pétrolière. Le port de Djeddah, qui gère déjà une part importante du commerce extérieur du royaume, devrait voir son trafic augmenter de manière substantielle grâce à ces travaux. CMA CGM, qui opère déjà dans la région, renforce ainsi sa présence au Moyen-Orient.
Alstom pour le métro de Riyad
Le second contrat, attribué à Alstom, concerne la construction du métro de Riyad, un projet pharaonique destiné à désengorger la capitale saoudienne, qui compte près de 8 millions d'habitants. Le consortium mené par Alstom, qui avait déjà remporté un contrat pour les lignes 4, 5 et 6 du métro en 2013, étend son périmètre avec ce nouvel accord. Les détails financiers n'ont pas été précisés, mais le projet total est estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Le métro de Riyad, dont l'ouverture progressive est prévue à partir de 2026, comprendra six lignes sur 176 kilomètres. Alstom fournira des trains, des systèmes de signalisation et assurera la maintenance. Ce contrat renforce la position du constructeur ferroviaire français en Arabie saoudite, où il est déjà impliqué dans d'autres projets de transport urbain.
Des retombées économiques attendues
Ces deux contrats illustrent la volonté de l'Arabie saoudite d'attirer des investissements étrangers et de transférer des technologies. Pour CMA CGM et Alstom, ils représentent des opportunités de croissance dans un contexte de concurrence internationale accrue. Les retombées économiques devraient se faire sentir à la fois sur le plan local, avec la création d'emplois, et sur le plan global, en améliorant la connectivité logistique du royaume.
Le gouvernement saoudien, qui cherche à réduire sa dépendance au pétrole, mise sur ces infrastructures pour stimuler le secteur privé et attirer les entreprises étrangères. Selon des sources officielles, ces projets devraient contribuer à hauteur de plusieurs milliards de dollars au PIB non pétrolier d'ici 2030. Les travaux du port de Djeddah devraient débuter dans les prochains mois, tandis que ceux du métro de Riyad sont déjà en cours sur certaines sections.
Ces signatures marquent une étape clé dans la mise en œuvre de la Vision 2030, qui prévoit notamment d'augmenter la part des investissements étrangers dans l'économie saoudienne. Les deux entreprises françaises, déjà bien implantées dans le royaume, devraient bénéficier de ces contrats pour consolider leur présence régionale et développer de nouvelles activités.



