Péage de 3€ aux cascades du Sautadet : une guinguette en péril
Péage de 3€ aux cascades du Sautadet : une guinguette en péril

Depuis l'instauration d'un péage de trois euros pour traverser la rive droite des cascades du Sautadet, les propriétaires de la guinguette "Enfin voilà l'été" constatent une baisse significative de leur clientèle. Jacques et Muriel Flandin, qui tiennent cet établissement depuis quatorze ans à La Roque-sur-Cèze, expriment leur désarroi : "Ça nous rend malade de mal travailler !"

Un péage qui fait fuir les clients

La mesure, prise fin juin par le camping Les Cascades, propriétaire des parcelles traversées par les touristes pour rejoindre la plage communale, impose un droit d'accès de trois euros. "Quand ils voient qu'il faut payer trois euros, et qu'ils ont déjà payé le parking, les gens font demi-tour et ne s'arrêtent plus pour manger chez nous", déplore le couple, qui habite le village et fait tourner la guinguette sur son terrain privé.

Des barbelés puis un vigile

Les problèmes ont commencé à la mi-juin lorsque le camping a installé des barbelés pour barrer le passage. Ceux-ci ont été remplacés une dizaine de jours plus tard par un vigile et le droit d'accès. En réaction, le 4 juillet, le maire de La Roque-sur-Cèze a pris un arrêté municipal interdisant la baignade dans la Cèze, afin d'éviter que des personnes traversent la digue pour accéder à la rive gauche. "C'est interdit et extrêmement dangereux", avait-il expliqué, en raison des risques de noyade. Plus d'une trentaine de noyades sont survenues sur le site depuis les années 1960.

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Une clientèle qui se détourne

Muriel et Jacques Flandin observent qu'"avec le péage, beaucoup de gens traversent le pont pour aller rive gauche", autant de clients potentiels qui ne passeront pas par leur guinguette. L'établissement ouvre tous les jours en juillet et août, ainsi que les week-ends et jours fériés dès avril. "Là, avec la perte de revenus qu'on subit, on va devoir rallonger notre saison. L'été, ça nous fait vivre l'hiver. On ne sait pas comment ça va se passer", s'inquiètent les retraités. Ils ajoutent : "On n'est pas les seuls à souffrir à La Roque-sur-Cèze de la situation."

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