Los Cabos : joyaux naturels entre désert et océan au Mexique
Los Cabos : nature et culture au Mexique

SélectionSélectionVoyageEau translucide, plage de sable fin, et biodiversité à couper le souffle… Vamos à Los Cabos !

Un joyau de la Basse-Californie

À plus de 9 000 kilomètres de la France, au Mexique, la péninsule de Basse-Californie regorge de joyaux naturels à découvrir aussi bien sur terre qu’en mer. Une côte rocheuse de toute beauté borde Los Cabos, point de rencontre des eaux de l’océan Pacifique et du golfe de Californie. À l’extrémité sud de la péninsule, dans le nord-ouest du Mexique, là où la mer de Cortés rencontre l’océan Pacifique, s’étend Los Cabos, une municipalité d’environ 350 000 habitants aux paysages semi-désertiques et au littoral spectaculaire. Portée par l’essor du tourisme depuis les années 1980, la région a d’abord été occupée par les Pericues, un peuple autochtone de chasseurs-cueilleurs, avant l’implantation de missions espagnoles à partir du XVIe siècle.

Cabo San Lucas et San José del Cabo

Dans le langage courant, Los Cabos désigne une destination plus large que ses contours administratifs. Ce territoire, qui jouit d’une biodiversité marine exceptionnelle, regroupe plusieurs villes, comme Cabo San Lucas, réputée pour ses soirées étudiantes animées, ou San José del Cabo, connue pour sa scène artistique en plein essor. De là, on peut partir à la découverte de Santiago, un village qui s’est développé autour d’une oasis où cohabitent une faune variée (colibris, hérons, lézards, iguanes) et une flore diversifiée (palmiers dattiers, cactus).

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La Paz et ses environs

Non loin, la municipalité de La Paz vaut également le détour. Celle-ci comprend la commune du même nom, qui n’est autre que la capitale de l’État, mais aussi Todos Santos, un refuge pour artistes, et El Triunfo, un ancien site minier où subsistent quelques traces d’un passé industriel.

Naviguer depuis Cabo San Lucas

La plage de los Amantes est l’une des plus belles de Cabo San Lucas. Eau translucide et plage de sable fin pour un moment de farniente. Au XIXe siècle, Cabo San Lucas, à environ quarante-cinq minutes de San José del Cabo, était un port de pêcheurs d’une vingtaine d’habitants. Aujourd’hui, c’est une station balnéaire parfois surnommée, sur le ton de la plaisanterie, Cabo San Locos, en référence aux étudiants américains qui viennent y faire la fête lors du spring break. La marina, bordée de cafés bruyants et peuplée d’otaries, sert de point de départ pour les excursions vers El Arco, une formation rocheuse d’environ 60 m de haut qui marque la rencontre entre le golfe de Californie et l’océan Pacifique. Certains y voient un arc, d’autres, un dragon. L’excursion, à bord d’un bateau à fond de verre, dure environ une heure et coûte 15 euros.

Découvrir l’art local à Todos Santos

Avec ses boutiques aux devantures colorées, le petit village de Todos Santos est le paradis des créateurs et des marchands d’art. À une centaine de kilomètres au nord de Cabo San Lucas se trouve Todos Santos. Classée pueblo magico, cette commune est devenue, en l’espace de trente ans, le repaire de créateurs et de marchands d’art. Michael Cope et Érick Ochoa, les fondateurs de la Galeria de Todos Santos, cumulent les deux casquettes. Leur vaste espace de travail et d’exposition, ouvert à de jeunes talents ou apprentis, comprend un patio où il fait bon papoter avec eux sous le regard de leur chat Azul. Le sculpteur Benito Ortega ouvre tout aussi volontiers les portes de son atelier, surtout dans le cadre des Art Walks, visites gratuites organisées en fin de soirée.

Dormir dans une ancienne hacienda

Dans le village de Todos Santos, si vous rêvez de dormir dans une ancienne hacienda, rendez-vous au Todos Santos Boutique Hotel, qui propose dix chambres et suites de luxe. Niché dans l’ancienne hacienda d’une comtesse espagnole, cet hôtel dispose de chambres et suites luxueuses (à partir de 500 euros) articulées autour d’une grande piscine chauffée. Chacune porte le nom d’un saint ou d’une mission religieuse et abrite une fresque signée de l’artiste Nef Espino. Son restaurant gastronomique, Le 1890, fait référence à la date de construction du bâtiment.

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Suivre les traces de Cousteau à La Paz

El Malecon, la promenade en bord de mer de La Paz, jalonnée de bars et de restaurants, est le spot idéal pour admirer le coucher du soleil. Plus au nord, La Paz constitue une étape incontournable : fondée en 1535 par le conquistador espagnol Hernán Cortés, cette ville est la capitale de l’État de Basse-Californie du Sud. La promenade maritime El Malecon, longue de cinq kilomètres, est l’un des spots les plus prisés de la commune. On y trouve aussi de nombreuses sculptures, dont une à l’effigie du commandant Cousteau, célèbre pour ses expéditions dans la mer de Cortés. Au nord, depuis la plage de Pichilingue, le tour-opérateur Explorator organise des excursions en bateau vers l’île d’Espiritu Santo (90 euros, nage avec des lions de mer et déjeuner compris). Cette réserve naturelle protégée séduit par ses étendues de sable clair, ses eaux turquoise et la richesse de sa biodiversité marine. La traversée dure trente à soixante minutes.

Savourer les meilleurs ceviches à El Triunfo

À trente minutes de La Paz, El Triunfo est un ancien site industriel dont il reste peu de vestiges. Là, non loin d’un vieux pont historique, se cache Toto Frito, qui doit son nom au totoaba, un poisson protégé depuis 1975. Que vous soyez plutôt friture ou marinade, courez-y (environ 25 euros le menu). Cette table de caractère propose les meilleurs fish and chips et ceviches de la région. Beaucoup ont remporté des prix. C’est le cas du huachi ceviche (vivaneau rouge, citron et aneth avec des cubes de tomates, de patates douces et d’avocats flambés). Entre rues pavées et maisons colorées, une balade digestive s’impose ensuite, à la découverte de La Ramona, une cheminée de brique qui comptait parmi les plus hautes d’Amérique du Nord dans les années 1870.

Pratiquer le kayak dans une oasis à Santiago

Seuls 50 km séparent El Triunfo de Santiago. Ce village ponctué de montagnes et de collines doit son développement à une oasis issue d’une source naturelle. Alimenté par des eaux souterraines, cet îlot de fraîcheur permet l’irrigation d’une petite zone agricole au cœur d’un environnement a priori aride. Casquette et crème solaire sont vivement recommandées pour éviter les coups de soleil. En kayak, ouvrez grand les yeux et tendez l’oreille à l’affût du moindre piaillement ou battement d’ailes. C’est en effet l’endroit idéal pour observer les oiseaux en compagnie d’un guide. Une activité (65 euros pour une heure) proposée par l’entreprise familiale Huerta La Palma, installée à côté de son partenaire principal, l’hôtel Amet Baja, où il fait bon se poser le temps d’un verre.

Informations pratiques

Y aller : les lundis et vendredis, vol direct avec Condor entre Francfort et San José del Cabo. Depuis Paris, le voyage (Air France ou Lufthansa) dure une vingtaine d’heures, escale comprise (compter 1 000 euros l’aller-retour). Monnaie : 1 euro équivaut à environ 20 pesos mexicains. Quand partir ? La meilleure période s’étend de novembre à avril. Préparer son voyage : le tour-opérateur Explorator élabore des séjours pour de petits groupes, axés sur l’observation des baleines et/ou la découverte d’un patrimoine culturel.