Location de bateaux entre particuliers dans le viseur de l'État
Location de bateaux entre particuliers : l'État va contrôler

Pendant la saison estivale, les locations de bateau battent leur plein. Mais le cadre réglementaire est strict, rappelle la ministre de la mer Catherine Chabaud, en marge d’une visite officielle à Toulon, le 26 mai 2026. Les locations entre particuliers feront l’objet de contrôles, annoncent les autorités.

Des contrôles pour vérifier la sécurité en mer

Vérifier dans quelles conditions un plaisancier a pris la mer fait partie des objectifs affichés lors des contrôles sur la sécurité en mer, y compris si le vacancier a loué le bateau à un autre particulier. « Quand un particulier loue son bateau à un autre particulier, il y a un document écrit qui est transmis, du loueur au locataire, pointe le préfet maritime en Méditerranée, Christophe Lucas. Cela permet de vérifier qu’il y a eu une connaissance mutuelle par le loueur et le locataire de ses responsabilités. »

Dans un contexte de location estivale, le cadre légal peut rapidement être oublié. Catherine Chabaud, ministre de la mer et de la pêche, lors de sa visite au Cross Méditerranée à La Garde dans le Var, a insisté : « Il y a des règles pour tout le monde, donc il est absolument essentiel de se mettre dans les clous. Ces nouvelles activités doivent prendre conscience du cadre réglementaire. Elles sont dans le viseur des services de l’État, il y aura des contrôles. » Elle l’a annoncé ce mardi 26 mai, en marge de sa visite au centre de surveillance et de coordination des secours en mer, le Cross Méditerranée, situé à La Garde, près de Toulon.

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Être en capacité de contrôler

Le sujet n’a rien d’anodin, avec l’essor de plateformes de location en ligne. « Il existe d’ores et déjà une activité de location de bateau par différents sites, décrit le secrétaire général à la mer Xavier Ducept. Et Uber vient ajouter une autre forme de service, avec des navires qui, normalement, sont pilotés. »

Sur le papier, c’est donc un service que proposera le poids lourd numérique, à partir de début juin 2026, dans une poignée de ports méditerranéens, une location de bateau avec skipper intégré. « Donc là, il faut qu’on soit en capacité de contrôler qu’Uber, comme les autres loueurs, intègre bien tout le dispositif réglementaire. »

Risque de concurrence déloyale

À l’enjeu de sécurité des personnes se superpose le risque de concurrence déloyale. « À un moment donné, les gens dont c’est le métier vont trouver que la concurrence est un peu rude », analyse Eric Banel, directeur général des affaires maritimes. Un point sur lequel la ministre dit rechercher un équilibre. « Sur le principe, je n’ai pas de problème à ce que l’économie liée à la mer se développe. Mais c’est pour cela qu’il faut aujourd’hui une sensibilisation, qui est faite par les services de l’État. »

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